Punica granatum penjing

This tree is old… the tree is registered at the Garden since 1980, but the comment in it’s registry says 1930… that’s around 85 years old. It came from Shanghai as a gift. It’s also one of my favorite Shumu penjing at the Montreal botanical garden.

The wiring was intense for an old tree like this, and I really want to make sur it will react positively. For this reason, we will repot it next year in a beautiful old Jun factory pot (I believe). It is deep blue and should really compliment the red flowers and the bright yellow fall colours.  These are also known as Namako pots.

Here are a couple of before and after photos.

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Cet arbre est très vieux… il fut enregistré en 1980, mais dans le registre du Jardin, il est mention de 1930, ce qui lui donne environ 85 ans… Il est originaire de Shanghai et fut donné en cadeau au Jardin botanique de Montréal par le gouvernement de Chine. Il est un de mes Shumu penjings préférés.

La ligature fut assez drastique pour un arbre de cet âge et c’est pour cette raison que nous allons le rempoter l’année prochaine, dans un pot de l’usine Jun ( je crois, haha!). Un beau pot bleu foncé qui complimentera les fleurs rouge et les belles couleurs automnales jaunes. Ces pots sont aussi connus sous le nom de pot Namako.

Voici quelques photos d’avant et après.

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MBG repottings – Rempotages JBM

For me, there are two reasons for repotting a penjing or a bonsai.

  1. Health purposes
  2. Esthetic purposes

Health purposes:

To re-establish a proper air/earth ratios. If a tree’s root system is too compact and there are no macro-pores, water  and air have a hard time reaching the plant’s roots and this is dangerous.

To re-establish a proper earth or roots/foliage ratio.

Esthetic reasons:

You have a styled bonsai, in good health but in an ugly pot, or if your bonsai has regained it’s health and was in a slightly oversized pot, you can repot your tree into a smaller more pleasing pot. Or simply because you have a better pot or aim to show it soon.

Here are a couple of quick before and after photos of repotting at the Montreal botanical gardens.

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Pour moi, il ya deux raisons de rempoter un penjing ou un bonsaï.

  1. À des fins de santé
  2. À des fins esthétiques

À des fins de santé:

Pour rétablir un bon ratio de terre et d’air. Si le système racinaire de l’arbre est trop compact et qu’il n’y a pas assez de macropores, l’eau et l’air ont du mal à atteindre les racines et le dépérissement de l’oeuvre est inévitable.

Pour rétablir le ratio de racines(ou de terre) face au feuillage.

À des fins esthétiques:

Votre bonsaï est mis en forme et il a une bonne santé, ou si vous avez simplement un bonsaï malade qui va mieux et qu’il était dans un plus gros pot (afin d’y donner une meilleur santé), vous pouvez rempoter votre arbre dans un pot plus petit et plus agréable.

Voici quelques photos d’avant et d’après des rempotages au jardins botaniques de Montréal.

Acer buergerianum, before repotting. It’s pot is nice, but too small and the tree’s leafs often dry in late summer early fall. Érable trilobé, avant le rempotage. Son pot est beau, par contre il devra être rempoté afin d’avoir un meilleur ratio racine et feuillage.

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After repotting. Th earth to leaf ratio is improved, it shouldn’t burn now and should also gain vigor. The taller round pot is also very Chinese and very old. Après le rempotage. Le ratio de substrat pour le feuillage est meilleur, il ne devrait plus manquer d’eau et il gagnera en santé. Le grand pot rond est aussi très Chinois et très vieux.

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Repotting for esthetic. Akebia quinata, old and new pot. The older one was bigger because we wanted the vine to gain girth, this was not working thus the new smaller pot. The penjing still needs to be wired. Rempotage pour l’esthétique. Akebia quinata, le gros pot à gauche est le vieux, il y était afin de faire gagner du diameter au tronc, par contre ceci ne marchait pas trop et c’est pour cela que ce penjing a retrouvé un plus petit pot. Il reste à être ligaturer ultérieurement.

Tokonama displays at the Montreal botanical gardens – Montage de Tokonama au Jardin botanique de Montreal


For the last 
two years the Montreal’s botanical garden have had fall displays of Bonsai in its entrance hall. This year my friend Éric asked me to participate in providing trees from the Penjing collection as well. It features the gardens own trees and shitakusa. These are a few samples of displays we have made since the beginning of Novembre. Accessories are limited so we try our best.

Like I mentioned previously, this year we have also featured a few Shumu penjing in the same manner the Japanese display their trees. Formal displays like these ones are not seen in China but at certain expositions we are starting to see companion plants with the Shumu penjing and since the Japanese paintings are not to far off of the Chinese ones, we permitted ourselves at creating this type of display.

We have two Tokonoma, back to back. One has a small alcove, the other a larger one. For this reason we try and keep a display open for viewing for about 3-4 days/ set of trees.

I find the Gingko, Acer and Celtis displays pretty awesome. I am sure everyone will have their favorites so please let us know by leaving us a comment.

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Depuis deux ans, le Jardin botanique de Montréal tient une petite exposition de Bonsai à son entrée au mois de novembre. Cette exposition à lieu dans un tokonoma, une alcove japonaise traditionnellement utilisé pour exposer des oeuvres de qualité. Dans les photos ci-dessous ce sont les arbres du jardins ainsi que ses shitakusa. Voici quelques exemples des montages que nous avons fait depuis le début de novembre. Les accessoires sont limités, alors nous essayons de notre mieux.

Cette année, nous avons également présenté quelques Shumu penjings de la même manière que les Japonais. Présenter un montage formel comme ceux-ci n’est pas encore coutume en Chine, mais à certaines expositions chinoises nous commençons à voir des plantes compagnes avec les Shumu penjings, et comme  les peintures japonaises sont inspirées des peintures chinoises nous nous sommes permis d’essayer ce type de présentation.

Nous avons deux Tokonoma, dos à dos. Ils sont tous deux de la même dimension mais l’alcove (ou bien l’espace vide) est différent l’un de l’autre afin de pouvoir montrer des petits et gros arbres. Pour cette raison, nous essayons de garder un montage visible aux visiteurs pendant environ 3 à 4 jours / duo d’arbres.

Je trouve le Gingko, l’Acer et le Celtis particulièrement impressionnants. Je suis sûr que tout le monde aura ses favoris, laissez-nous savoir lequel est votre préféré en nous laissant un commentaire.

Montreal bonsai Bazaar – Bazar de bonsai Montréal

It’s been a busy summer, what with work, personal life and this up coming bazaar.

The society of bonsai and penjing of Montreal has been having a bazaar (garage sale of sorts) every year since before I joined. And its reputation, concerning quality is not very inspiring. A couple of friends and myself would like to change this and make it an event where people know they can find quality items that are hard to come by.

I am proud to announce that we have managed to make sure there is going to be a lot of good bonsai related items on sale making it worth a trip to Montreal even if you live in the Toronto area or Ottawa. Basically there will be something for beginners and veteran bonsai artists alike.

Don’t forget that the societies store will be open with tools and quality tokoname pots (9 am-1pm).

Opening hours will be SATURDAY aug 23rd: 9h- 12h

Some pictures will follow, but sadly we all know that pictures don’t do justice to bonsai.

Here is a list of items:

Books:

  • Kokufu-ten # 49
  • The Kenichi Oguchi kakuryuan bonsai collection (collectors item)
  • Bonsai from the wild
  • Pines and Junipers (2 books from Stone Lantern editions)
  • A bunch of Esprit Bonsai french magazines
  • Boutique penjing appreciation
  • And a maple book by the late Peter Adams

Pots:

  • Tokoname ware (New and used)
  • Sara Rayner
  • Serge Robert pottery
  • Marco Savard
  • Collectors Yixing wear
  • Intermediate Yixing and Japanese pots
  • At least one marble slab for making Penjing

 

Trees:

  • Plants
  • Pre-bonsai
  • Bonsai
  • Established Yamadori (ready to style)
  • Companion plants

Miscellaneous:

  • Used tools
  • Possibility of having Copper wire (awaiting confirmation)
  • Possibility of having Jiitas for sale like last year
  • Kakejiku (hanging scroll)

 

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Ce fut un été très occupé, avec le travail, la vie personnelle et le bazar à venir.

La Société de bonsaï et de penjing de Montréal tient un bazar (une sorte de vente de garage) chaque année depuis longtemps. La réputation de celui-ci n’est pas très inspirante pour ceux qui désirent se procurer des items de qualité. Quelqu’uns de mes amis et moi aimerions rendre cet événement plus attirant au niveau de sa qualité et de sa diversité.

Je suis fier d’annoncer que nous avons réussi à trouver assez de matériel pour justifier un déplacement de longue distance, même si vous vivez à Toronto ou Québec. Il y aura quelque chose pour le débutant et l’artiste plus expérimenté.

N’oubliez pas que le magasin de la SBPM est aussi ouvert de 9h-13h au sous-sol du pavillon japonais.

Le Bazar se tiendra le 23 aout, au stationnement de l’insetarium, de 9h-12h.

Quelques photos suivront, malheureusement nous savons tous que les photos ne rendent pas justice aux arbres.

Voici une liste d’éléments:

Livres:

  • Kokufu-ten # 49
  • Le Oguchi kakuryuan bonsaï collection (article de collectionneur)
  • Bonsai from the wild (Nick Lenz – éditions Stone lantern)
  • Pines ou Junipers (2 livres des éditions Stone lantern)
  • Esprit bonsaï (Une sélection de magazine français)
  • Boutique penjing appréciation
  • Maple bonsaï (Peter Adams)

Pots:

  • Tokoname (neufs et usagés)
  • Yixing étampé
  • Sara Rayner
  • Serge Robert pottery (more then 40 pots)
  • Marco Savard
  • Intermédiaires Yixing  et japonais
  • Au moins une plaque de marbre pour faire un penjing

Arbres:

  • Plantes
  • Pré-bonsaï
  • Bonsai
  • Yamadori établi (prêt à styliser)
  • Plantes compagnes

Divers:

  • Des outils d’occasion
  • Possibilité d’avoir un vendeur de fils de cuivre (en attente de confirmation)
  • Possibilité d’avoir un vendeur Jiitas à vendre comme l’an dernier
  • Kakejiku (peinture montée sur rouleau)

Spring shitakusa – Shitakusa de printemps

The other day I brought home my bonsai and companion plants. I was astounded by their looks. Their winter stay in a greenhouse proved very favorable. Here are a couple of pictures of the companion plants, and later I will try and post a picture that I will take at the botanical gardens. There is a beautiful convallaria majalis, a.k.a. Lily of the valley, flowering at the moment and it has this feeling of age to it, that expresses the passage of time, the seasons and hardships. It might have to do with the fact it hasn’t been repotted in over 6 years. More of that next post.

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L’autre jour, j’ai rapporter mes bonsaïs et plantes compagnes chez moi. J’ai été stupéfait par leur apparence. Leur séjour d’hiver dans une serre s’est avéré très favorable. Voici quelques photos des shitakusa, et plus tard je vais afficher une photo que je vais prendre au jardin botanique. Il ya une belle Convallaria majalis, a.k.a Muguet,  en floraison à ce moment et cette composition a un tel sentiment de maturité qui pour moi exprime le temps, la veillesse, les saisons et bien plus. J’espère que mes composition atteindront, eux aussi, un look semblable un jour. Ce pourrait être dû au fait qu’elle n’a pas été rempotée depuis plus de 6 ans. Plus sur ça lors du prochain post.

The moss experiment 01- L’expérience de la mousse 01

This winter, I decided to try to grow moss on my Shohin and water loving trees.  They were overwintering in a greenhouse with low air circulation and high humidity, which helped a lot.

The goal behind this technique is to give my trees a little extra humidity on those hot summer days, by limiting the superficial evaporation of the top layer of soil, and now my trees also look better…

  1. Shread sphagnum moss when it is super dry. I use a technique I learned in pastry school. This video, at 29 seconds, shows you how to do it quickly if you don’t want to spend money on a kitchen robot (haha!).
  2. Dry your favorite decorative moss till it is crisp, then grind it. I dry mine in the apartment in winter by leaving it over my refrigerator, then shrewd it with a coffee grinder. Reserve in the freezer.
  3. After repotting and watering your bonsai, spread a thin layer of finely chopped sphagnum moss and sprinkle some ground decorative moss.
  4. Let grow.

Now watering will be a little trickier since this fine moss will be a little water repellent when it is dry, but it soaks in water fast, then water percolates super fast if repotting was done properly.

Now I just need to experiment this with our indigenous bonsai that overwintered outside.

                                                                                                                      

Cet hiver, j’ai décidé d’essayer de faire pousser de la mousse sur mes Shohin et mes arbres qui adorent un substrat plutôt humide. Ils passèrent l’hiver dans une serre avec une faible circulation de l’air et un haut taux d’humidité.

Le but de cette technique est de donner à mes arbres un peu plus d’humidité supplémentaire lors des chaudes journées d’été, en diminuant l’évaporation superficielle du substrat, tout en les rendant plus agréable à l’oeil.

  1. Broyer de la mousse de sphaigne quand elle est super sèche. J’utilise une technique que j’ai appris à l’école de pâtisserie . Cette vidéo , à 29 secondes, vous montre comment le faire rapidement si vous ne voulez pas dépenser de l’argent sur ​​un robot de cuisine.
  2. Séchez votre mousse décorative préférée jusqu’à ce qu’elle soit “croustillante”, puis la moudre . Je sèche la mienne dans  mon appartement en hiver,en la laissant sur ​​mon réfrigérateur, puis je la mouds très finement avec un moulin à café. Réserver au congélateur.
  3. Après le rempotage et l’arrosage de vos bonsaïs, étaler une fine couche de mousse de sphaigne hachée finement, et saupoudrer un peu de mousse décorative sur le tout.
  4. Laissez croître.

Les arrosages seront un peu plus délicats, car cette mousse fine sera un peu répulsive à l’eau lorsqu’elle est sèche, par contre, elle absorbera rapidement l’eau. Par la suite, elle permettera une bonne percolation rapide si le rempotage a été fait correctement, et diminuera l’évaporation superficielle du substrat.

Maintenant, il ne me reste que plus qu’à expérimenter avec nos bonsaï indigènes qui ont passé l’hiver à l’extérieur.

Work hard, play hard!

Last February, I applied for a job as a specialist horticulturist responsible for the collection of penjing at the Botanical Garden of Montreal. I am very pleased to announce that I will have the opportunity to meet this challenge, which is to maintain a beautiful collection of penjing in this very respectable institution.

For four years, I have done my best to equip myself with the tools needed in order to fulfil this employment to the best of my abilities. Going back to school, many hours working miniature trees to learn daily maintenance and to have material on which I can practice , Mandarin courses , a 6-month apprenticeship in China which put my relationship to the test, hours and hours of volunteer work… well, a lot of fun , but also a lot of stress. All this work never stopped, the pace was fast, “Work hard , play hard ” …

With a typical Quinnesque attitude , I will not slow down and I will rise to this challenge with the same fervour that led me to this unique opportunity.

I ‘d really like to thank many people, but also to congratulate a person who coveted the same position. I would like to say that the Botanical Garden is very fortunate to have candidates as motivated, passionate and brimming with talent and potential. You who know who you are, and if you read this, do not loose hope for I am sure that karma  is reserving something better for you. I am sorry.

I would like to thank the following people, but also people that I might forget to mention. Oops.

Catherine, my family, my mentors, my teachers at the Botanical Garden, my work colleagues , my colleagues in the Bonsai and Penjing societies in Quebec , the Friday gang, Yves Létourneau, Louis-Réjean, David, Eric, the Kabudachi study group, the people in China that taught me without restraint, my friends, the directors at the Botanical Garden, founded by Dr. Wu and the readers of this blog who, with positive feedback, have supported me.

A thousand thanks!

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En février dernier, j’ai appliqué pour un poste d’horticulteur spécialisé responsable de la collection des penjings au Jardin botanique de Montréal. J’ai le grand plaisir de vous annoncer que j’aurai la chance de relever ce grand défi, qui est d’entretenir cette belle collection de penjings dans cet établissement très respectable.

Depuis quatre ans, je fais de mon mieux pour m’équiper des outils nécessaires afin de pouvoir combler cet emploi au meilleur de mes capacités. Retour à l’école, nombreuses heures à travailler des arbres miniatures afin d’apprendre l’entretient quotidien et d’avoir du matériel sur lequel je puisse pratiquer, des cours de Mandarin, un voyage de 6 mois en Chine où j’ai mis mon couple à l’épreuve, des heures et des heures de bénévolat… enfin beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de stress. Tout ce travail sans jamais cesser la cadence, “Work hard, play hard”…

Avec une attitude typiquement Quinnesque, je ne lâcherai pas prise et je relèverai ce défi avec la même ferveur qui m’a mené à cette opportunité singulière.

J’aimerais remercier beaucoup de gens, mais aussi féliciter une personne qui convoitait ce même poste. Je tiens à dire que le Jardin botanique est très chanceux d’avoir des candidats aussi motivés, passionnés ainsi que débordant de talent et de potentiel. Toi, qui sais qui tu es, si tu lis ceci, ne lâche pas et je suis assuré que le karma te réserve quelque chose qui t’allumera autant. Je suis désolé.

J’aimerais remercier les gens suivants:

Catherine, ma famille, mes mentors, les professeurs à l’école d’horticulture de Montréal, mes collègues de travail, mes collègues dans les sociétés de bonsaïs et de penjing au Quebec, la gang du vendredi, Yves Létourneau, Louis-Réjean, David, Éric, la gang de Kabudachi, tout les gens en Chine qui m’ont enseigné sans retenue, mes amis, la direction au Jardin botanique, la fondation du Dr. Wu et les lecteurs de ce blogs qui, avec vos commentaires positifs, m’aviez soutenu. Il y a sûrement des gens que j’ai oublié de remercier, j’en suis désolé et je vous suis reconnaissant.

Mille merci!

Matthiew

 

Merci loropetalum

He said generally applicable – La traduction dit: généralement applicable

So… it’s repotting time, or has been for a while if you keep some trees in a greenhouse.

Here is the most awesomest, Number one, HD cool and Uber tutorial on how to repot bonsai and penjing.

In the movie, he says … Other then slight differences from species to species, these guide lines are generally applicable.

Here is the link:
http://www.youtube.com/watch?v=9OhuBvfJ8Xw

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Alors … il est temps de rempoter, ou vous rempotez déjà depuis un certain temps si vous gardez quelques arbres en serre.

Voici le plus mieux, numéro un, cool et Uber HD tutoriel sur la façon de rempoter les bonsaïs et les penjings!

Dans ce film, ils disent… Outres que quelques légères différences variant d’une espèce à l’autre, ces lignes directrices sont généralement applicables.

Voici le lien:

http://www.youtube.com/watch?v=9OhuBvfJ8Xw

rempotage 009

What to do with an overgrown Shuihan penjing – Que faire avec un penjing Shuihan qui déborde de ses frontières

"Where two rivers meet, the current becomes stronger!"- Shuihan penjing

Shuihan penjing incarnating good Yijing. Shown at the Guangzhou penjing association exposition – Penjing Shuihan incarnant un bon Yijing. À l’exposition de la Société de penjing de Guangzhou.

This post’s inspiration came from last post’s mentioning of Yijing. This Shuihan penjing represents, via it’s Yijing, the cooperation between Canada and China through my apprenticeship in China. It’s name is : “Where two rivers meet, the current becomes stronger!” This represents the training that Ng Shing gave me, and the exposure I am giving penjing in Montreal and/or the western society via this blog. For Ng Shing and I, this mutual aid helps promote penjing and China as well.

The trees are maple, which obviously represent Canada (to anyone who is not Canadian haha), and the fisherman is Chinese, guess who that represents. With the way the rocks are laid out, it is easy to imagine that this area is an intersection of some sorts for two water ways. M. Ng Shing had this in thought the whole time. He also entered this tree at the Guangzhou penjing society’s annual exposition with his name as owner, and mine as creator. It won a second place. The composition is of very high quality, but the trees were still too immature (they lacked the fine ramification an old penjing has) to deserve a gold. This was a fantastic lesson on Yijing. By the way, when I say second place, I am fully aware that in China many first prizes, second prizes and third prizes are awarded at a same exposition.

When a penjing is created, you have a vision of what you want it to become, and as years go by, your tastes evolve, fashion changes and plants grow. In this article, I will explain what can be done with a Shuihan penjing (also known as Water and Land penjing) that has overgrown it’s original design.

This is how we went about it:

This penjing was made with some “leftovers” at Tracy garden. I guess we could also call this article “pimp my penjing”. We took an old busted Shuhain penjing that we tore apart, improved and put back together.  We kept what was good, like the stones and the tree.  We chose a new and larger marble slab. I then picked another trident maple to add to the composition. And lastly, a small Chinese mud man was added by M. Ng Shing-fat right before the exhibition.

I apologize for not taking a “before” picture. I had just arrived at Tracy garden and I did not know if I was encouraged to take pictures or if I was expected to be working 110% of the time.

  1. The first step was to “unpot” the original tree and keep as many stones as possible.
  2. A slightly bigger marble slab/pot was chosen.
  3. We placed the original stones on the new slab, as close to where they were on the old Shuihan. Then we did some tweaking to fit today’s taste. Back in the days, when Zhao Qing Quan printed “Penjing worlds of wonderment”, the Shuhain fashion dictated that the shoreline be a solid wall of stones, as to separate water on the marble and the soil mass. The present fashion in China is to take a few rocks out of the shoreline and let the potting soil (shore line) touch the white coloured marble (water). Some artists actually put so few stones that cementing is no longer necessary as the shoreline is almost only soil. There is an example of the old style vs the new farther below.
  4. The original tree (the one on the right) was alone and not very great by itself. I chose a second tree (also not very good on its own) to add to the composition. Together, they are more dynamic and give a real feeling of wilderness.
  5. We prepositioned the trees in the pot to have an idea of the layout before committing ourselves.
  6. We then committed ourselves by intertwining the roots and placing the trees as close as possible to enhance the feeling of unity.
  7. We added soil around the rootball. The original tree was planted higher in this composition then in the original one, thus enforcing the leftwards flow of the composition.
  8. We then added muck to the sides to help the moss cling to the soil. This muck and moss wall keeps the soil on the pot and limits erosion.
  9. We cemented the stones in place by lightly lifting the stones and adding ciment underneath. Note the stone on the right side, half way to the back, it’s a little detail that catches the eye so it doesn’t stray into nothingness.
  10. Very important!!! Wash excess ciment off the stones as to show the jonctions as little as possible. Make it look natural! This step is essentiel in making sure there is the least possible sign of human intervention in the penjing.
  11. We added some surface rocks of similar texture. Note the one under the left trunk and behind the mud-man figurine. It’s in the empty space to make sure the eye doesn’t get lost in emptiness.
  12. We then mossed the penjing.
  13. Now the most important step in Shuihan penjing… we watered it.
  14. We then tampered with the stones colours, thus making them more uniforme…
    • Clean the stones by lightly brushing them with a wet toothbrush.
    • Clean and dry the pot.
    • Make a 1:1 mix of water and black calligraphy ink.
    • Paint the lighter coloured stones and major creased surfaces on the other stones. This will highten the illusion of shadow.
    • Let dry.
    • Paint all the stone surfaces this time.
    • Let dry.
    • Spray net the stones!
    • This should last about a year and then we need to start over again. The spray-net dissolves with the sun and watering.

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L’ inspiration pour cet affichage m’est venue du dernier affichage lorsque j’ai mentionné le Yijing. Ce penjing Shuihan représente la coopération entre le Canada et la Chine à travers mon apprentissage en Chine. Son nom (et Yijing) est: “Lorsque deux rivières se rencontrent, le courant devient plus fort!” Plus concrètement, il s’agit de la formation que Ng Shing m’a donnée,  combinée à l’exposition que je donne à l’art du penjing au gens Montréalais et au gens occidentaux par l’intermédiaire de ce blog. Pour Ng Shing et moi, cette expérience contribue à promouvoir le penjing et la Chine.

Les arbres, soit des érables, représentent le Canada. Le pêcheur est chinois, je vous laisse deviner qui cela représente.  Avec la  manière dont les pierres sont disposées, il est facile d’imaginer que cette région est  en quelques sortes un carrefour pour deux voies d’eau. M. Ng Shing avait tout planifié à l’avance. Plus tard, il a inscrit cet arbre à l’exposition annuelle de la société de penjing de Guangzhou, sous son nom en tant que propriétaire, et sous le mien en tant que créateur… Il a remporté une deuxième place. La composition est de très belle qualité, mais les arbres sont encore immatures et c’est pour cette raison que nous avions remporté qu’une deuxième place.

La construction de ce penjing fut une leçon fantastique sur l’Yijing.

Quand un penjing est créé, vous avez normalement un plan face à l’évolution de celui-ci. Les années passent, vos goûts  et la mode changent, les plantes poussent et ce plan peut ne plus être convenable. Dans cet article, je vais vous expliquer comment entreprendre l’entretien d’un penjing Shuihan qui est devenu trop grand par rapport au concept d’origine.

Ceci est l’histoire de la recréation du penjing Shuihan ci-haut:

Ce penjing fut recréé avec des “restes” du Jardin de Tracy à Shenzhen. Je suppose que nous pourrions appeler cet article “pimp mon penjing”. Le but de cet exercise était de reconstruire, et améliorer, un vieux penjing Shuhain qui avait un pot cassé. Nous avions gardé ce qui était bon, par exemple les pierres et l’arbre. Ensuite un nouveau pot de marbre, plus gros, fut choisi. J’avais également choisi un autre érable trilobé afin de l’ajouter à la composition. Finalement, une petite figurine d’un homme chinois fut ajouté par M. Ng Shing juste avant l’exposition à Guangzhou.

Je m’excuse de ne pas avoir pris une photo d’avant tout ce travail. Je venais d’arriver au Jardin de Tracy et je ne savais pas si j’avais le droit de prendre des photos ou si on attendait de moi un travail 110 % du temps.

  1. La première étape fut de dépoter  l’arbre du penjing original et de sauvegarder autant de pierres que possible.
  2. Nous avions ensuite choisi un plus grand pot en marbre.
  3. Les pierres d’origines ont été placées sur le nouveau marbre, comme elles étaient placées sur l’ancien.  Des ajustements, par rapport aux goûts du jour, ont suivi. Lorsque Zhao Qing Quan a publié  “Penjing , worlds of wonderment”, la mode des Shuihans consistait à la fabrication de littoraux composés d’un mur plein en pierres,  séparant ainsi l’eau sur le marbre et la masse du sol. La mode du moment en Chine est d’utiliser peu de pierres pour créer les rives et de laisser le substrat, ou la ligne de sol, toucher le marbre, qui lui, représente l’eau. Certains artistes  mettent si peu de pierres qu’ils ne les cimentent plus, car le littoral est presque exclusivement fabriqué de substrat. Ci-dessous, vous pouvez voir un exemple de l’ancien et du nouveau style.
  4. L’arbre d’origine, celui de droite, était seul et pas très spectaculaire par lui-même. Nous avions ajouté à la composition un deuxième arbre qui, lui aussi, n’était pas très spectaculaire par lui-même. Ensemble, ils sont plus dynamiques et donnent réelement un sentiment de nature sauvage.
  5. Ensuite, nous avions pré-positionné les arbres dans le pot afin d’avoir une meilleure idée de la faisabilité.  Ceci doit être fait avant de vous engager.
  6.  Tout était beau, alors nous nous sommes engagés en entrelaçant les racines et en plaçant les arbres le plus près possible l’un de l’autre. Ceci renforce l’unité et la stabilité de la composition, ce qui incitera les spectateurs à plonger encore plus dans le Yijing de ce penjing.
  7. Par la suite, le substrat fut ajouté autour de la motte. L’arbre original (celui de droite) fut planté plus haut dans la nouvelle composition,  par rapport à sa position d’origine, afin d’augmenter la dynamique du penjing qui va vers la gauche.
  8. L’étape suivante fut d’ajouter la boue sur les côtés afin de créer un muret auquel la mousse pourrait s’accrochent. La mouse et le muret limiteront l’érosion du substrat lors des pluies et des arrosages.
  9. Nous avions poursuivi en fixant les pierres en place.  Ceci se fait en soulevant légèrement les pierres, en ajoutant du ciment teint sous celles-ci et en les replaçant précisément. Notez la pierre sur le côté de droite, à mi-chemin de l’arrière. Un petit détail qui attrape l’œil de sorte qu’il ne s’égare pas dans le néant.
  10. La prochaine étape consiste à effacer toute trace d’intervention humaine lors de l’étape précédente. Avec un pinceau mouillé, nous devions enlever tout excédent de ciment entre les jonctions des pierres contre pierres, et entre les pierres et le marbre. Si le travail est grossier, l’oeil sera attiré à ces endroits par défaut et les spectateurs ne pourront apprécier le penjing  à sa pleine valeur par manque d’harmonie.
  11. Nous avions ajouté quelques pierres à la surface en s’assurant qu’elles aient la même texture que les pierres d’origines. Notez qu’une de celle-ci se situe sous le tronc de gauche et derrière la figurine. Elle est positionnée dans cet espace vide afin d’assurer que l’œil ne se perde pas dans le vide.
  12. Nous avons ensuite placé la mousse sur le substrat du penjing.
  13. Voici l’étape la plus importante de toute lors d’une création de penjing ou de bonsaï… l’arrosage.
  14. Finalement, j’ai appris un truc très intéressant, celui d’uniformiser la couleur des pierres, ce qui rendit le penjing encore plus réel, uniforme et harmonieux…
    • Nettoyez les pierres doucement avec une brosse à dents humide.
    • Nettoyez et séchez le pot en marbre.
    • Faites un mélange 1:1 d’eau et d’encre à calligraphie de couleur noire.
    • À l’aide d’un pinceau, peinturez les pierres plus pâles et tout les creux, sur et entre toutes les pierres (incluant les joints en ciment). Ceci créera  un effet d’ombre.
    • Laissez sécher.
    • Poursuivez en peinturant toutes les surfaces en pierre ou en ciment.
    • Laissez sécher.
    • Vaporisez d’un fixant à cheveux de style “spray-net”.
    • Cette opération doit être refaite quasiment chaque année, car le “spraynet” disparait sous l’effet du soleil et des arrosages.

Guide lines explained – Lignes directrices approfondies

Only work on healthy trees.

What makes a healthy tree :

  • Strong new growth
  • New fat buds
  • Lots of back budding
  • Cold, heat, drought and pest tolerant
  • The foliage color is a good healthy green, not kaki or yellowish (unless it’s an ‘aureum’ cultivar haha)

Basically, work on a tree and let it regain its strength. If you cut foliage, let it create enough new foliage to regain strength. Some trees are strong trees (like Acer), and some are weaker (like Juniperus communes), treat these differently.

Bǐlì(比例)

Here are synonyms of Bǐlì: taper, proportion, scale, anatomical balance. Bǐlì is when you go from a trunk diameter that is fat to a primary branch that is a little … less fat, and this turns into secondary branches that are a little … less fat yet again, and so on, all the way to fine ramification.

Inverse taper is generally not good. That is when a trunk is thinner at the bottom then higher up. Taper difference should be gradual and not from huge to super thin.

Mastering this is really important in Lingnan penjing

One branch divides to two not three.

Generally, a primary branch will split into 2 secondary branches. Generally, a secondary branch will split into 2 branches. A tertiary branch will always split into 2 branches, and so on.

Thus 1 becomes 2, 2 becomes 4, 4 becomes 8, 8 becomes 16, 16 becomes 32 and so on. This takes time, but creates very beautiful branches.

This being said when you cut some branches you don’t necessarily want a ramification but just a change in branch line.

2:1 Long and short:

In Lingnan penjing proportion is really important as we saw with Bǐlì(taper). When we are looking at the “line” that trunks and branches create, it is important to have varying lengths. When pruning branches, you always leave 2 branches no more, but … one of these branches will be longer and decide the next general direction the branch will take and the second branch is kind of  its side kick and thus it is shorter. The difference  should generally be a 2:1 ratio (if possible). In chinese they say “Zhang he duan” or “Long and Short”.

And when pruning, the closer a branch is to the trunk, the longer it should be. What I mean about this is that primary branches should be longer than secondary branches. Secondary branches should be longer than tertiary branches and so on.  

Too long, too straight (graphic ruptures).

“Graphic rupture” means is that with the Lingnan school, a branch can be going out of the trunk and then “BAM” … it swoops down at a 90 degree angle, then it flips towards the back at a severe angle again and finally it comes back up and forward at a severe angle. The results are strong, exciting branche lines with powerful movement and powerful penjing.

That is why I was often told: “too long, too straight”. Liu would often say this, and the solution would be to… “CUT NOW”. “Too long, too straight”, generally makes a tree boring and can make it look like a plant instead of a miniature tree. The opposite can also look unsettling. Lingnan trees that do not have fine ramification look like crooked plants, not trees, but with time and fine ramification Lingnan trees look amazing when they are properly done.

Keep branches that head in random directions to help fill unwanted voids. 

Basically, what this means is that when you prune a branch to 2 twigs, it is important to chose different directions.

Sometimes, you want a branche to go down, up or even towards the trunk. The important part is to make sure these branches eventually make there way back to the outer canopy and sun like they would in nature. This creates interest and dynamic branch architecture.

Branches come out of the trunk at different heights.

Like in bonsai, branches come out at different heights on the trunk.  This helps create a comfortable line for the eyes when looking at your penjing and it avoids unwanted swelling of trunks or branches.

Branch pads are on different vertical and horizontal plans.

This adds interest and makes sure that you eye doesn’t catch on static and unwanted focal points

You should be able to see the structure (Classically one branch does not hide the next).

This point is hard to attain with mature Lingnan trees, but the goal is that since you put so much effort into making beautiful branches, one should be able to see each of them. This is theoretical. When ever a branch is hiding another, try and chose the best of the two and cut the other.

Depth is important.

Branches should come out of the trunk in all directions, like in bonsai.

Branches coming from the tree straight at the viewer should be minimal and short, generally these are unwanted. Branches in the rear help catch the eye so it does not get lost in too much emptiness, it also adds intrigue and detail.

Each branch taken in itself should be able to look like a penjing.

If I was to cut any branch on a Lingnan penjing and make a cutting  or air-layer with it, it could look like a penjing.

Bottum branches would look like cascading, semi-cascading or windswept penjing, and the upper branches would turn into informal upright penjing.

One side is heavy, one is light, this gives momentum

When appreciating Lingna penjing you will most likely notice that one side is probably visually “heavier” then the other side. I am talking about left to right, or right to left. In bonsai this kind of sounds like the “make a triangle rule”.

For example, the right side might have less negative areas (emptiness) and looks denser. The heavy side is usually shorter but denser. The longer side will be… longer and more delicate, this dictates the momentum of the tree. This would be the side with the infamous “Long Lingnan branch” that is so popular in Lingnan penjing.

Hūyìng (呼应)

Huying is a chinese Pinyin word. It basically translates to : Echoing, or to work in consort.

Echoing can be part of the design. It is as if certain focal points in the composition wear talking to each other or copying each other. This is called Hūyìng. A good example would be a twin trunk penjing where both trees “face each other”. What this means is that the “light”, but slightly longer sides would face each other. Another example would be two blonds with long hair jogging together… in pink Lululemon sweat shirts…

Yìjìng (意境)

Yìjìng is another Mandarin pinyin. This is hard to explain ( it’s a little like wabi-sabi). I will try with synonyms. Artistic conception, theme, mood, artistic detail or story.

For example, when I styled trees in Shanghai, my teacher would ask me: “Ma Xiu, what is the Yijing of this penjing?” One time I answered that this is the edge of a forest, with a path leading into it. As I pointed to a small mudman figurine sitting on a rock, I would also explain that the traveler decided to stop on the rock for a rest and drink some wine while he gazed upon the wheat fields near the forest. That was my Yijing. The picture that I set in the gallery representing Yijing has a special story too. That though, will be the subject of my next post!

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Travaillez les arbres en santé seulement.

Qu’est-ce qu’un arbre en santé? :

  • Ils ont une forte croissance.
  • Ils ont de gros bourgeons.
  • Ils ont beaucoup de bourgeonnement arrière.
  • Ils sont résistants au froid, la chaleur , la sécheresse, les insectes et maladies.
  • La couleur du feuillage est d’un beau vert qui inspire la santé, et non d’une couleur  kaki ou d’un jaune malade (sauf si c’est un cultivar de ‘aureum’ haha).

Lorsque vous intervenez sur ​​un arbre, il faut le laisser reprendre ses forces. Si vous lui coupez le feuillage, laissez-lui en créer du nouveau afin qu’il reprenne des forces. Si vous rempotez un arbre,  laissez-le grandir pendant un certain temps pour qu’il reste en bonne santé. Certains arbres sont forts (comme l’Acer) et certains sont plus faibles (Juniperus communis). Comment savoir si l’arbre a repris assez de force? Il s’agit tout simplement de vérifier les critères de santé mentionnés si-haut, haha!

Bǐlì (比例)

Voici des synonymes de Bǐlì : conicité, proportion, échelle et équilibre anatomique. Un bon Bǐlì est lorsque vous allez partir d’un gros diamètre de tronc à une branche primaire qui est un peu … moins grosse, et cela se transforme en branches secondaires qui sont un peu … moins grosses encore, et ainsi de suite jusqu’à une ramification fine.

La conicité inverse n’est généralement pas bonne. C’est lorsque la partie inférieure du tronc est plus mince que la partie supérieure. La différence de conicité devrait être progressive, et non drastique.

La maîtrise du Bǐlì est vraiment importante dans le  penjing Lingnan.

Une branche se divise en deux, pas plus.

En général, une branche principale se divisera en deux branches secondaires. En général, une branche secondaire se divisera en deux branches tertiaires. Une branche tertiaire sera toujours divisée en deux branches encore une fois, et ainsi de suite.

Ainsi, 1 devient 2, 2 devient 4, 4 devient 8, 8 devient 16, 16 devient 32… Ceci prend du temps, mais créer de très belles branches.

Ceci étant dit, une branche peut aussi simplement être taillée, afin de changer son orientation et si vous ne désirez pas de ramification à cet endroit.

Ratio 2 pour 1,  long et court:

Dans le penjing Lingnan, les proportions sont vraiment importantes, nous avons vu ceci avec le Bǐlì. Lorsque nous pensons à la «ligne» qu’un tronc et les branches créer, il est important d’avoir des longueurs variantes. Lors de la taille de branches, on laisse généralement deux branches, mais encore; une de ces branches sera plus longue et dictera la prochaine direction générale de cette ramure. La deuxième branche est une sorte de co-équipier qui créera une diversité latérale, et donc elle sera plus courte. La différence de ratio doit être environ 2:1. En chinois, on dit ” Zhang he duan “, ce qui traduit à “longues et courtes“.

Et, comme avec les bonsaïs, plus une branche est près du tronc, plus elle devrait être longue. Les branches primaires doivent être plus longues que les branches  secondaires. À leur tour, les branches secondaires doivent être plus longues que les branches tertiaires et ainsi de suite.

Trop long, trop droit… La rupture graphique.

Avec l’école de Lingnan, une branche peut pousser du tronc et puis…” BAM ” … elle s’abat à un angle de 90 degrés. Ensuite, elle tourne vers l’arrière avec un angle prononcé. Et finalement, elle revient vers l’avant avec un angle sévère. Ceci peut se caractériser comme une série de ruptures graphiques. Pour la plupart des arbre, le résultat obtenu sera de puissantes branches masculines.

«Trop long, trop droit». M. Liu disait souvent ceci, et la solution était simple : “Cut!” Si l’on garde des branches trop longues et trop droites, ceci créer généralement un arbre ennuyeux et le penjing ressemble davantage à une plante, et non un arbre miniature. L’inverse peut aussi causer un inconfort. Les arbres Lingnan qui ont peu de ramifications ressemblent plutôt à des plantes tordues, et non à des arbres. Avec du temps et de belles ramifications bien proportionnées, les penjings Lingnan ont un look étonnant.

Taillez les branches afin de les diriger de manière aléatoire…

Fondamentalement, ceci signifie qu’il faut tailler une branche pour la faire ramifier en deux branches, mais il est important de parfois choisir une direction atypique. Par exemple, diriger une branche vers le tronc ou directement vers le bas, afin de remplir un vide ou pour créer un intérêt visuel. Les branches qui ramifieront de celles-ci devront ensuite être taillées afin de reprendre une direction générale vers l’extérieur de la ramure, c’est-à-dire vers le soleil, comme ferait un arbre réel en nature. Ceci créer un penjing ou un bonsaï  intéressant avec une architecture dynamique.

Les branches poussent du tronc à de différentes hauteurs.

Comme dans le bonsaï, les branches poussent à de différentes hauteurs sur le tronc. Ceci permet de créer une ligne confortable à l’intérieur de la composition.

Les paliers de branches se trouvent sur de différents plans verticaux et horizontaux.

Ceci ajoute de l’intérêt et permet de s’assurer que l’œil n’accroche pas sur des points focaux indésirables.

Vous devriez être capable de voir la structure (Classiquement : une branche ne cache pas une autre) .

Ce point est difficile à respecter avec des arbres Lingnan matures. Puisque beaucoup d’efforts ont été fournis afin de créer de belles branches, nous devrions être en mesure de voir chacune d’entre elles. Ceci est théorique.

Lorsque une branche se cache derrière un autre, essayez de choisir la meilleure des deux et couper l’autre. 

La profondeur est importante.

Les branches devraient croître dans toutes les directions à partir du tronc, comme avec les bonsaïs. Vers la gauche, la droite,  l’arrière ainsi que l’avant. Les branches provenant de la face de l’arbre et allant directement vers les spectateurs, si elles sont nécessaires, doivent être peu nombreuses et courtes.  Généralement, dans le bas de l’arbre, elles ne sont pas désirées, mais parfois elles ajoutent beaucoup de caractère. Les branches allant vers l’arrière de l’arbre aident à capter le regard afin qu’il ne se perde pas dans le vide. Elles ajoutent aussi beaucoup d’intrigue et de détails, j’adore les branches arrières!

Chaque branche, prise individuellement, devrait ressembler à un penjing.

Si je devais couper n’importe quelle branche et en faire une bouture, elle devrait ressembler à un penjing.

Un côté est dense et fort, l’autre est léger et plus espacé

Lorsque vous appréciez un penjing Lingnan, vous pourrez noter, très probablement, qu’un côté du penjing est plus “lourd” et dense visuellement que de l’autre. Ceci est comparable à l’effet du triangle que l’on recherche parfois chez les bonsaïs. Le côté le plus dense est généralement moins volumineux, et le côté moins dense est plus volumineux. Les arbres poussent naturellement comme ceci en nature à cause du vent ou du soleil.

Par exemple, le côté droit pourrait avoir moins de vides et être plus dense. Il sera aussi plus court. Le côté opposé occupera plus de volume,  mais sera plus délicat et «aéré» dû au plus grand nombre d’espaces vides. Du coup, l’arbre devient moins statique et plus dynamique.

Hūyìng (应)

Hūyìng est un mot mandarin. Il se traduit essentiellement à : écho, ou bien de travailler en concert.

Le huying peut faire partie de la conception, mais ce n’est pas une obligation. C’est comme si certains points focaux de la composition communiquaient entre eux, ou bien s’ils essayaient de se copier. Un bon exemple serait un penjing à tronc double, où les deux arbres se « font face ». Visualisez deux blondes aux cheveux longs qui courent ensemble le matin … en chandail rose Lululemon … assez semblable. Voilà le Hūyìng

Yìjìng (意境)

Yìjìng est un autre mot mandarin. Il est difficile à expliquer, un peu comme le Wabi-sabi, donc je vais utiliser des synonymes afin de vous expliquer ce que je comprends par rapport au Yìjìng: Conception artistique, le thème, l’humeur, le détail ou l’histoire artistique.

Par exemple, lorsque je créais des penjings à Shanghai, mon professeur me demandait: “Ma Xiu! Quel est le Yijing de ce penjing ?” J’ai répondu que c’était la lisière d’une forêt, avec un chemin menant à elle.  J’ai ensuite pointé une petite figurine assise sur un rocher, et je lui ai aussi expliqué que ce voyageur avait décidé d’arrêter sur un rocher afin de s’y reposer et boire un peu (beaucoup) de vin, alors qu’il regardait un champ de blé tout près de la forêt. C’était mon Yijing.

L’image que j’ai mise dans la galerie, représentant l’Yijing, a une histoire particulière. Je vous la raconterai une autre fois par contre …