Shu ya, bonsai maintenance – Le Shu ya, une technique d’entretien pour les bonsaïs

The Lingnan School is a patient school, they often work long years to build a trunk line and branch line that pleases the eye. When penjing or bonsai reach a certain maturity, they are very compact and branching is abundant. Shu ya is a technique that is used for trees like these, old and well branched, but also for training young trees.

In winter, when deciduous trees are dormant, we take the opportunity to prune some coarse branches to promote compactness, but with pleasing proportions (a good taper). We take the time to choose the best branches. In the Lingnan school, a tree’s architecture is very important and this is why the artists of this school practice Shu ya.

If we translate Shu ya, it means: prune and bud (or shoot). So the technique is to cut young unwanted shoots, and to keep wanted branches that were kept during the winter pruning, but also the next set of shoots that are well placed. For example, shoots located in the crotch of existing branches get cut. Another example would be to cut excess branches where there are more then two, by keeping the two best-placed shoots.

In other words, the artist chooses what shoots will live and what shoots are removed rather then letting hazard (lack of sun) kill inner shoots that were desirable.

This will promote the entry of sunlight all the way to the branches located inside the canopy, which will then strengthen them.  What should be left are selected branches from the winter pruning and branches selected for the future. These future branches include: those located at the tips of the branches (the latest fine ramification), but also back buds and interior shoots or branches that are the future of the tree.

Shu ya practiced on young trees prevents scarring and the wasting of energy on unnecessary branches. But… the energy wasted on unnecessary branches can also help to reduce the length of internodes of useful branches … so this statement is said with reserve.

If Shu ya is not practiced on mature trees, the tree emits lots of shoots and the canopy fills out quickly thus making the interior shoots lack necessary sun. When your tree is very mature, pruning the traditional way (cutting back to one set of leafs on deciduous with a opposite leaf growth, or to 2-3 leafs on deciduous with an alternate growth pattern) is sometimes not enough and sunlight still cannot penetrate to those wanted interior branches. Those interior shoots and back buds then die and the silhouette of your tree gets bigger and bigger because, when winter comes again, you have nothing to cut back to. Those interior shoots and branches are important. Thanks to them, we can prune trees in winter thus keeping the trees compact and with good proportions, which makes them visually pleasing.

I noticed that Shu ya is especially necessary with alternate leafed species. This technique, performed on species such as Celtis sinensis and Sageretia thea, helps avoid dieback and also helps to increase fine ramification on trees that are known to be difficult to ramify in a sustainable manner.

Other similar techniques are Susoba, leaf cutting, partial leaf defoliation and full leaf defoliation; these are similar in the sense that they also allow the sun to penetrate deeper in the canopy, which in turn promotes health in branches that are usually too shaded. The best time to practice these techniques is when leafs start to harden off and when you notice that your trees are starting to look very shady in the inside of the canopy. Of course, Shu ya can be done as early as bud break.

Before going to China, I looked at a lot of information broadcasted by a talented young American, Bjorn Bjorholm. This is when I learnt about Susoba. He works in a bonsai nursery in Japan since 2008. He wrote many interesting articles, particularly for International Bonsai magazine, but he is best known for his superb web channel on youtube which includes videos of give or take 10 m., filmed in high definition and even more importantly is the quality of content regarding all aspects connected to the art of bonsai. You can see what Susoba is by clicking on the word Susoba and viewing the video at about 7m 25s.

I noticed that this technique is especially useful in Rosaceae, such as crabapple and quince.

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L’école du Lingnan est une école “patiente”. Souvent, ils y travaillent durant des années pour fabriquer une ligne de tronc et des branches qui plaisent à l’œil. Lorsqu’un bonsaï ou un penjing atteint une certaine maturité, la ramure est compacte et très ramifiée. Le Shu ya est une technique utilisée pour des arbres comme ceux-ci, vieux et bien ramifiés, mais aussi pour de jeunes arbres en formation.

En hiver, lorsque les feuillus sont en dormance, on en profite pour élaguer certaines branches grossières afin de promouvoir une forme compacte, mais avec des proportions plaisantes (une bonne conicité). On prend le temps de choisir les meilleures branches. Dans l’école Lingnan, l’architecture de l’arbre est très importante, et c’est pour ça que les artistes de cette école pratiquent le Shu ya.

Si l’on traduit Shu ya, je crois que cela signifie: taille et bourgeons (ou jeunes pousses). Donc, la technique consiste à couper les jeunes pousses indésirables afin de garder les pousses choisies durant l’hiver et les prochaines pousses qui sont aux bons endroits. Par exemple, on taille les pousses situées à l’aisselle d’une ramification existante. On taille aussi, là où il y a plus de deux branches, en gardant les deux le mieux situées.

Autrement dit, l’artiste choisi quelles pousses vont vivre et quelles pousses sont éliminés. L’arbre aurait fait ceci lui-même, par contre, en le faisant soit-même, nous avons plus le contrôle sur quelles branches mourront et lesquelles seront intégrées au design de l’arbre.

Cette technique aura comme effet de promouvoir l’entrée de lumière à l’intérieur de la ramure et de renforcir les branches restantes, soit les branches choisies à l’hiver et les pousses nouvellement choisies pour le futur. Celles-ci inclues: celles situées à la pointe et à l’intérieur de la ramure, c’est-à-dire les futures branches.

Le Shu ya, pratiqué sur de jeunes arbres, évite les cicatrices et le gaspillage d’énergie lors de la croissance de branches inutiles. Par contre, cet énoncé est dit sous toute réserve puisque le gaspillage d’énergie lors croissance de branches inutiles peut aussi contribuer à réduire la longueur des entrenœuds des branches utiles…

Au printemps (mais aussi plus tard dans la saison après la première ou deuxième taille), l’arbre émet plein de pousses et la ramure se remplie vite, c’est à ce moment que l’on ne pratique pas le Shu ya sur les arbres matures. Si l’on taille seulement en rabattant de manière traditionnelle (soit à une paire de feuilles sur les arbres à phyllotaxie opposée ou à 2-3 feuilles sur les arbres à phyllotaxie à feuilles alternes) il n’y a parfois pas encore assez de soleil qui atteint la ramure pour aller fournir les feuilles intérieurs avec une lumière si nécessaire. Ensuite, certaines pousses (et bourgeons adventifs) à l’intérieurs de la ramure meurent et ceci est contre productif, car ils sont la relève. Ils sont très importants, car grâce à ceux-ci, nous pouvons élaguer les arbres en hiver afin de garder l’arbre compact, avec de bonnes proportions et visuellement plaisant.

J’ai remarqué que le Shu ya est surtout nécessaire chez les arbres à phyllotaxie alterne. Cette technique, pratiquée sur les espèces comme le Celtis sinensis et le Sageretia thea, aide aussi à éviter le retrait de sève et contribue à augmenter la ramification sur des arbres qui sont connus pour être difficiles à faire ramifier de manière durable.

D’autres techniques similaires sont: le Susoba, la taille de feuilles, la défoliation partielle et la défoliation complète, qui elles aussi, permettent l’entrée du soleil et de lumière afin de renforcir les endroits faibles qui nécessitent plus d’énergie. Le meilleur moment pour pratiquer ces techniques est lorsque les jeunes pousses commencent à se lignifier ou lorsque vous remarquez que l’intérieur de vos arbres commence à être trop ombragé ou sombre. Bien sûr, le Shu ya peut aussi être pratiqué dès le débourrement.

Avant d’aller en Chine, je consultais énormemant d’information diffusé par un jeune américain talentueux, Bjorn Bjorholm. C’est à ce moment que j’ai appris la technique du Susoba. Il travaille dans une pépinière de bonsaïs au Japon depuis 2008. Il écrit beaucoup d’articles intéressants, notamment pour le magazine Bonsai International, mais il est surtout connu pour sa chaîne web sur youtube qui comporte des videos de plus ou moins 10 minutes et filmés en haute définition. Mais, ce qui est encore plus important est la qualité d’information diffuse par rapport à l’art du bonsaï. Vous pouvez voir qu’est le Susoba en cliquant sur le mot Susoba et en visionnant la video à 7m 25s.

J’ai remarqué que cette technique est utile surtout chez les Rosaceae. Comme les pommetiers et les cognassiers. 

Before Shu ya. the branche is cluttered - Avant le Shu ya, la branche est congestionnée

Before Shu ya. the branche is cluttered – Avant le Shu ya, la branche est congestionnée

Shu ya 004

After Shu ya, the tree is less congested and light can get to the inner buds and branches – Après le Shu ya la branche est moions congestionée et le soleil peut allimenter les branches internes avec une lumière nécessaire.

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What to do with an overgrown Shuihan penjing – Que faire avec un penjing Shuihan qui déborde de ses frontières

"Where two rivers meet, the current becomes stronger!"- Shuihan penjing

Shuihan penjing incarnating good Yijing. Shown at the Guangzhou penjing association exposition – Penjing Shuihan incarnant un bon Yijing. À l’exposition de la Société de penjing de Guangzhou.

This post’s inspiration came from last post’s mentioning of Yijing. This Shuihan penjing represents, via it’s Yijing, the cooperation between Canada and China through my apprenticeship in China. It’s name is : “Where two rivers meet, the current becomes stronger!” This represents the training that Ng Shing gave me, and the exposure I am giving penjing in Montreal and/or the western society via this blog. For Ng Shing and I, this mutual aid helps promote penjing and China as well.

The trees are maple, which obviously represent Canada (to anyone who is not Canadian haha), and the fisherman is Chinese, guess who that represents. With the way the rocks are laid out, it is easy to imagine that this area is an intersection of some sorts for two water ways. M. Ng Shing had this in thought the whole time. He also entered this tree at the Guangzhou penjing society’s annual exposition with his name as owner, and mine as creator. It won a second place. The composition is of very high quality, but the trees were still too immature (they lacked the fine ramification an old penjing has) to deserve a gold. This was a fantastic lesson on Yijing. By the way, when I say second place, I am fully aware that in China many first prizes, second prizes and third prizes are awarded at a same exposition.

When a penjing is created, you have a vision of what you want it to become, and as years go by, your tastes evolve, fashion changes and plants grow. In this article, I will explain what can be done with a Shuihan penjing (also known as Water and Land penjing) that has overgrown it’s original design.

This is how we went about it:

This penjing was made with some “leftovers” at Tracy garden. I guess we could also call this article “pimp my penjing”. We took an old busted Shuhain penjing that we tore apart, improved and put back together.  We kept what was good, like the stones and the tree.  We chose a new and larger marble slab. I then picked another trident maple to add to the composition. And lastly, a small Chinese mud man was added by M. Ng Shing-fat right before the exhibition.

I apologize for not taking a “before” picture. I had just arrived at Tracy garden and I did not know if I was encouraged to take pictures or if I was expected to be working 110% of the time.

  1. The first step was to “unpot” the original tree and keep as many stones as possible.
  2. A slightly bigger marble slab/pot was chosen.
  3. We placed the original stones on the new slab, as close to where they were on the old Shuihan. Then we did some tweaking to fit today’s taste. Back in the days, when Zhao Qing Quan printed “Penjing worlds of wonderment”, the Shuhain fashion dictated that the shoreline be a solid wall of stones, as to separate water on the marble and the soil mass. The present fashion in China is to take a few rocks out of the shoreline and let the potting soil (shore line) touch the white coloured marble (water). Some artists actually put so few stones that cementing is no longer necessary as the shoreline is almost only soil. There is an example of the old style vs the new farther below.
  4. The original tree (the one on the right) was alone and not very great by itself. I chose a second tree (also not very good on its own) to add to the composition. Together, they are more dynamic and give a real feeling of wilderness.
  5. We prepositioned the trees in the pot to have an idea of the layout before committing ourselves.
  6. We then committed ourselves by intertwining the roots and placing the trees as close as possible to enhance the feeling of unity.
  7. We added soil around the rootball. The original tree was planted higher in this composition then in the original one, thus enforcing the leftwards flow of the composition.
  8. We then added muck to the sides to help the moss cling to the soil. This muck and moss wall keeps the soil on the pot and limits erosion.
  9. We cemented the stones in place by lightly lifting the stones and adding ciment underneath. Note the stone on the right side, half way to the back, it’s a little detail that catches the eye so it doesn’t stray into nothingness.
  10. Very important!!! Wash excess ciment off the stones as to show the jonctions as little as possible. Make it look natural! This step is essentiel in making sure there is the least possible sign of human intervention in the penjing.
  11. We added some surface rocks of similar texture. Note the one under the left trunk and behind the mud-man figurine. It’s in the empty space to make sure the eye doesn’t get lost in emptiness.
  12. We then mossed the penjing.
  13. Now the most important step in Shuihan penjing… we watered it.
  14. We then tampered with the stones colours, thus making them more uniforme…
    • Clean the stones by lightly brushing them with a wet toothbrush.
    • Clean and dry the pot.
    • Make a 1:1 mix of water and black calligraphy ink.
    • Paint the lighter coloured stones and major creased surfaces on the other stones. This will highten the illusion of shadow.
    • Let dry.
    • Paint all the stone surfaces this time.
    • Let dry.
    • Spray net the stones!
    • This should last about a year and then we need to start over again. The spray-net dissolves with the sun and watering.

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L’ inspiration pour cet affichage m’est venue du dernier affichage lorsque j’ai mentionné le Yijing. Ce penjing Shuihan représente la coopération entre le Canada et la Chine à travers mon apprentissage en Chine. Son nom (et Yijing) est: “Lorsque deux rivières se rencontrent, le courant devient plus fort!” Plus concrètement, il s’agit de la formation que Ng Shing m’a donnée,  combinée à l’exposition que je donne à l’art du penjing au gens Montréalais et au gens occidentaux par l’intermédiaire de ce blog. Pour Ng Shing et moi, cette expérience contribue à promouvoir le penjing et la Chine.

Les arbres, soit des érables, représentent le Canada. Le pêcheur est chinois, je vous laisse deviner qui cela représente.  Avec la  manière dont les pierres sont disposées, il est facile d’imaginer que cette région est  en quelques sortes un carrefour pour deux voies d’eau. M. Ng Shing avait tout planifié à l’avance. Plus tard, il a inscrit cet arbre à l’exposition annuelle de la société de penjing de Guangzhou, sous son nom en tant que propriétaire, et sous le mien en tant que créateur… Il a remporté une deuxième place. La composition est de très belle qualité, mais les arbres sont encore immatures et c’est pour cette raison que nous avions remporté qu’une deuxième place.

La construction de ce penjing fut une leçon fantastique sur l’Yijing.

Quand un penjing est créé, vous avez normalement un plan face à l’évolution de celui-ci. Les années passent, vos goûts  et la mode changent, les plantes poussent et ce plan peut ne plus être convenable. Dans cet article, je vais vous expliquer comment entreprendre l’entretien d’un penjing Shuihan qui est devenu trop grand par rapport au concept d’origine.

Ceci est l’histoire de la recréation du penjing Shuihan ci-haut:

Ce penjing fut recréé avec des “restes” du Jardin de Tracy à Shenzhen. Je suppose que nous pourrions appeler cet article “pimp mon penjing”. Le but de cet exercise était de reconstruire, et améliorer, un vieux penjing Shuhain qui avait un pot cassé. Nous avions gardé ce qui était bon, par exemple les pierres et l’arbre. Ensuite un nouveau pot de marbre, plus gros, fut choisi. J’avais également choisi un autre érable trilobé afin de l’ajouter à la composition. Finalement, une petite figurine d’un homme chinois fut ajouté par M. Ng Shing juste avant l’exposition à Guangzhou.

Je m’excuse de ne pas avoir pris une photo d’avant tout ce travail. Je venais d’arriver au Jardin de Tracy et je ne savais pas si j’avais le droit de prendre des photos ou si on attendait de moi un travail 110 % du temps.

  1. La première étape fut de dépoter  l’arbre du penjing original et de sauvegarder autant de pierres que possible.
  2. Nous avions ensuite choisi un plus grand pot en marbre.
  3. Les pierres d’origines ont été placées sur le nouveau marbre, comme elles étaient placées sur l’ancien.  Des ajustements, par rapport aux goûts du jour, ont suivi. Lorsque Zhao Qing Quan a publié  “Penjing , worlds of wonderment”, la mode des Shuihans consistait à la fabrication de littoraux composés d’un mur plein en pierres,  séparant ainsi l’eau sur le marbre et la masse du sol. La mode du moment en Chine est d’utiliser peu de pierres pour créer les rives et de laisser le substrat, ou la ligne de sol, toucher le marbre, qui lui, représente l’eau. Certains artistes  mettent si peu de pierres qu’ils ne les cimentent plus, car le littoral est presque exclusivement fabriqué de substrat. Ci-dessous, vous pouvez voir un exemple de l’ancien et du nouveau style.
  4. L’arbre d’origine, celui de droite, était seul et pas très spectaculaire par lui-même. Nous avions ajouté à la composition un deuxième arbre qui, lui aussi, n’était pas très spectaculaire par lui-même. Ensemble, ils sont plus dynamiques et donnent réelement un sentiment de nature sauvage.
  5. Ensuite, nous avions pré-positionné les arbres dans le pot afin d’avoir une meilleure idée de la faisabilité.  Ceci doit être fait avant de vous engager.
  6.  Tout était beau, alors nous nous sommes engagés en entrelaçant les racines et en plaçant les arbres le plus près possible l’un de l’autre. Ceci renforce l’unité et la stabilité de la composition, ce qui incitera les spectateurs à plonger encore plus dans le Yijing de ce penjing.
  7. Par la suite, le substrat fut ajouté autour de la motte. L’arbre original (celui de droite) fut planté plus haut dans la nouvelle composition,  par rapport à sa position d’origine, afin d’augmenter la dynamique du penjing qui va vers la gauche.
  8. L’étape suivante fut d’ajouter la boue sur les côtés afin de créer un muret auquel la mousse pourrait s’accrochent. La mouse et le muret limiteront l’érosion du substrat lors des pluies et des arrosages.
  9. Nous avions poursuivi en fixant les pierres en place.  Ceci se fait en soulevant légèrement les pierres, en ajoutant du ciment teint sous celles-ci et en les replaçant précisément. Notez la pierre sur le côté de droite, à mi-chemin de l’arrière. Un petit détail qui attrape l’œil de sorte qu’il ne s’égare pas dans le néant.
  10. La prochaine étape consiste à effacer toute trace d’intervention humaine lors de l’étape précédente. Avec un pinceau mouillé, nous devions enlever tout excédent de ciment entre les jonctions des pierres contre pierres, et entre les pierres et le marbre. Si le travail est grossier, l’oeil sera attiré à ces endroits par défaut et les spectateurs ne pourront apprécier le penjing  à sa pleine valeur par manque d’harmonie.
  11. Nous avions ajouté quelques pierres à la surface en s’assurant qu’elles aient la même texture que les pierres d’origines. Notez qu’une de celle-ci se situe sous le tronc de gauche et derrière la figurine. Elle est positionnée dans cet espace vide afin d’assurer que l’œil ne se perde pas dans le vide.
  12. Nous avons ensuite placé la mousse sur le substrat du penjing.
  13. Voici l’étape la plus importante de toute lors d’une création de penjing ou de bonsaï… l’arrosage.
  14. Finalement, j’ai appris un truc très intéressant, celui d’uniformiser la couleur des pierres, ce qui rendit le penjing encore plus réel, uniforme et harmonieux…
    • Nettoyez les pierres doucement avec une brosse à dents humide.
    • Nettoyez et séchez le pot en marbre.
    • Faites un mélange 1:1 d’eau et d’encre à calligraphie de couleur noire.
    • À l’aide d’un pinceau, peinturez les pierres plus pâles et tout les creux, sur et entre toutes les pierres (incluant les joints en ciment). Ceci créera  un effet d’ombre.
    • Laissez sécher.
    • Poursuivez en peinturant toutes les surfaces en pierre ou en ciment.
    • Laissez sécher.
    • Vaporisez d’un fixant à cheveux de style “spray-net”.
    • Cette opération doit être refaite quasiment chaque année, car le “spraynet” disparait sous l’effet du soleil et des arrosages.

Guide lines explained – Lignes directrices approfondies

Only work on healthy trees.

What makes a healthy tree :

  • Strong new growth
  • New fat buds
  • Lots of back budding
  • Cold, heat, drought and pest tolerant
  • The foliage color is a good healthy green, not kaki or yellowish (unless it’s an ‘aureum’ cultivar haha)

Basically, work on a tree and let it regain its strength. If you cut foliage, let it create enough new foliage to regain strength. Some trees are strong trees (like Acer), and some are weaker (like Juniperus communes), treat these differently.

Bǐlì(比例)

Here are synonyms of Bǐlì: taper, proportion, scale, anatomical balance. Bǐlì is when you go from a trunk diameter that is fat to a primary branch that is a little … less fat, and this turns into secondary branches that are a little … less fat yet again, and so on, all the way to fine ramification.

Inverse taper is generally not good. That is when a trunk is thinner at the bottom then higher up. Taper difference should be gradual and not from huge to super thin.

Mastering this is really important in Lingnan penjing

One branch divides to two not three.

Generally, a primary branch will split into 2 secondary branches. Generally, a secondary branch will split into 2 branches. A tertiary branch will always split into 2 branches, and so on.

Thus 1 becomes 2, 2 becomes 4, 4 becomes 8, 8 becomes 16, 16 becomes 32 and so on. This takes time, but creates very beautiful branches.

This being said when you cut some branches you don’t necessarily want a ramification but just a change in branch line.

2:1 Long and short:

In Lingnan penjing proportion is really important as we saw with Bǐlì(taper). When we are looking at the “line” that trunks and branches create, it is important to have varying lengths. When pruning branches, you always leave 2 branches no more, but … one of these branches will be longer and decide the next general direction the branch will take and the second branch is kind of  its side kick and thus it is shorter. The difference  should generally be a 2:1 ratio (if possible). In chinese they say “Zhang he duan” or “Long and Short”.

And when pruning, the closer a branch is to the trunk, the longer it should be. What I mean about this is that primary branches should be longer than secondary branches. Secondary branches should be longer than tertiary branches and so on.  

Too long, too straight (graphic ruptures).

“Graphic rupture” means is that with the Lingnan school, a branch can be going out of the trunk and then “BAM” … it swoops down at a 90 degree angle, then it flips towards the back at a severe angle again and finally it comes back up and forward at a severe angle. The results are strong, exciting branche lines with powerful movement and powerful penjing.

That is why I was often told: “too long, too straight”. Liu would often say this, and the solution would be to… “CUT NOW”. “Too long, too straight”, generally makes a tree boring and can make it look like a plant instead of a miniature tree. The opposite can also look unsettling. Lingnan trees that do not have fine ramification look like crooked plants, not trees, but with time and fine ramification Lingnan trees look amazing when they are properly done.

Keep branches that head in random directions to help fill unwanted voids. 

Basically, what this means is that when you prune a branch to 2 twigs, it is important to chose different directions.

Sometimes, you want a branche to go down, up or even towards the trunk. The important part is to make sure these branches eventually make there way back to the outer canopy and sun like they would in nature. This creates interest and dynamic branch architecture.

Branches come out of the trunk at different heights.

Like in bonsai, branches come out at different heights on the trunk.  This helps create a comfortable line for the eyes when looking at your penjing and it avoids unwanted swelling of trunks or branches.

Branch pads are on different vertical and horizontal plans.

This adds interest and makes sure that you eye doesn’t catch on static and unwanted focal points

You should be able to see the structure (Classically one branch does not hide the next).

This point is hard to attain with mature Lingnan trees, but the goal is that since you put so much effort into making beautiful branches, one should be able to see each of them. This is theoretical. When ever a branch is hiding another, try and chose the best of the two and cut the other.

Depth is important.

Branches should come out of the trunk in all directions, like in bonsai.

Branches coming from the tree straight at the viewer should be minimal and short, generally these are unwanted. Branches in the rear help catch the eye so it does not get lost in too much emptiness, it also adds intrigue and detail.

Each branch taken in itself should be able to look like a penjing.

If I was to cut any branch on a Lingnan penjing and make a cutting  or air-layer with it, it could look like a penjing.

Bottum branches would look like cascading, semi-cascading or windswept penjing, and the upper branches would turn into informal upright penjing.

One side is heavy, one is light, this gives momentum

When appreciating Lingna penjing you will most likely notice that one side is probably visually “heavier” then the other side. I am talking about left to right, or right to left. In bonsai this kind of sounds like the “make a triangle rule”.

For example, the right side might have less negative areas (emptiness) and looks denser. The heavy side is usually shorter but denser. The longer side will be… longer and more delicate, this dictates the momentum of the tree. This would be the side with the infamous “Long Lingnan branch” that is so popular in Lingnan penjing.

Hūyìng (呼应)

Huying is a chinese Pinyin word. It basically translates to : Echoing, or to work in consort.

Echoing can be part of the design. It is as if certain focal points in the composition wear talking to each other or copying each other. This is called Hūyìng. A good example would be a twin trunk penjing where both trees “face each other”. What this means is that the “light”, but slightly longer sides would face each other. Another example would be two blonds with long hair jogging together… in pink Lululemon sweat shirts…

Yìjìng (意境)

Yìjìng is another Mandarin pinyin. This is hard to explain ( it’s a little like wabi-sabi). I will try with synonyms. Artistic conception, theme, mood, artistic detail or story.

For example, when I styled trees in Shanghai, my teacher would ask me: “Ma Xiu, what is the Yijing of this penjing?” One time I answered that this is the edge of a forest, with a path leading into it. As I pointed to a small mudman figurine sitting on a rock, I would also explain that the traveler decided to stop on the rock for a rest and drink some wine while he gazed upon the wheat fields near the forest. That was my Yijing. The picture that I set in the gallery representing Yijing has a special story too. That though, will be the subject of my next post!

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Travaillez les arbres en santé seulement.

Qu’est-ce qu’un arbre en santé? :

  • Ils ont une forte croissance.
  • Ils ont de gros bourgeons.
  • Ils ont beaucoup de bourgeonnement arrière.
  • Ils sont résistants au froid, la chaleur , la sécheresse, les insectes et maladies.
  • La couleur du feuillage est d’un beau vert qui inspire la santé, et non d’une couleur  kaki ou d’un jaune malade (sauf si c’est un cultivar de ‘aureum’ haha).

Lorsque vous intervenez sur ​​un arbre, il faut le laisser reprendre ses forces. Si vous lui coupez le feuillage, laissez-lui en créer du nouveau afin qu’il reprenne des forces. Si vous rempotez un arbre,  laissez-le grandir pendant un certain temps pour qu’il reste en bonne santé. Certains arbres sont forts (comme l’Acer) et certains sont plus faibles (Juniperus communis). Comment savoir si l’arbre a repris assez de force? Il s’agit tout simplement de vérifier les critères de santé mentionnés si-haut, haha!

Bǐlì (比例)

Voici des synonymes de Bǐlì : conicité, proportion, échelle et équilibre anatomique. Un bon Bǐlì est lorsque vous allez partir d’un gros diamètre de tronc à une branche primaire qui est un peu … moins grosse, et cela se transforme en branches secondaires qui sont un peu … moins grosses encore, et ainsi de suite jusqu’à une ramification fine.

La conicité inverse n’est généralement pas bonne. C’est lorsque la partie inférieure du tronc est plus mince que la partie supérieure. La différence de conicité devrait être progressive, et non drastique.

La maîtrise du Bǐlì est vraiment importante dans le  penjing Lingnan.

Une branche se divise en deux, pas plus.

En général, une branche principale se divisera en deux branches secondaires. En général, une branche secondaire se divisera en deux branches tertiaires. Une branche tertiaire sera toujours divisée en deux branches encore une fois, et ainsi de suite.

Ainsi, 1 devient 2, 2 devient 4, 4 devient 8, 8 devient 16, 16 devient 32… Ceci prend du temps, mais créer de très belles branches.

Ceci étant dit, une branche peut aussi simplement être taillée, afin de changer son orientation et si vous ne désirez pas de ramification à cet endroit.

Ratio 2 pour 1,  long et court:

Dans le penjing Lingnan, les proportions sont vraiment importantes, nous avons vu ceci avec le Bǐlì. Lorsque nous pensons à la «ligne» qu’un tronc et les branches créer, il est important d’avoir des longueurs variantes. Lors de la taille de branches, on laisse généralement deux branches, mais encore; une de ces branches sera plus longue et dictera la prochaine direction générale de cette ramure. La deuxième branche est une sorte de co-équipier qui créera une diversité latérale, et donc elle sera plus courte. La différence de ratio doit être environ 2:1. En chinois, on dit ” Zhang he duan “, ce qui traduit à “longues et courtes“.

Et, comme avec les bonsaïs, plus une branche est près du tronc, plus elle devrait être longue. Les branches primaires doivent être plus longues que les branches  secondaires. À leur tour, les branches secondaires doivent être plus longues que les branches tertiaires et ainsi de suite.

Trop long, trop droit… La rupture graphique.

Avec l’école de Lingnan, une branche peut pousser du tronc et puis…” BAM ” … elle s’abat à un angle de 90 degrés. Ensuite, elle tourne vers l’arrière avec un angle prononcé. Et finalement, elle revient vers l’avant avec un angle sévère. Ceci peut se caractériser comme une série de ruptures graphiques. Pour la plupart des arbre, le résultat obtenu sera de puissantes branches masculines.

«Trop long, trop droit». M. Liu disait souvent ceci, et la solution était simple : “Cut!” Si l’on garde des branches trop longues et trop droites, ceci créer généralement un arbre ennuyeux et le penjing ressemble davantage à une plante, et non un arbre miniature. L’inverse peut aussi causer un inconfort. Les arbres Lingnan qui ont peu de ramifications ressemblent plutôt à des plantes tordues, et non à des arbres. Avec du temps et de belles ramifications bien proportionnées, les penjings Lingnan ont un look étonnant.

Taillez les branches afin de les diriger de manière aléatoire…

Fondamentalement, ceci signifie qu’il faut tailler une branche pour la faire ramifier en deux branches, mais il est important de parfois choisir une direction atypique. Par exemple, diriger une branche vers le tronc ou directement vers le bas, afin de remplir un vide ou pour créer un intérêt visuel. Les branches qui ramifieront de celles-ci devront ensuite être taillées afin de reprendre une direction générale vers l’extérieur de la ramure, c’est-à-dire vers le soleil, comme ferait un arbre réel en nature. Ceci créer un penjing ou un bonsaï  intéressant avec une architecture dynamique.

Les branches poussent du tronc à de différentes hauteurs.

Comme dans le bonsaï, les branches poussent à de différentes hauteurs sur le tronc. Ceci permet de créer une ligne confortable à l’intérieur de la composition.

Les paliers de branches se trouvent sur de différents plans verticaux et horizontaux.

Ceci ajoute de l’intérêt et permet de s’assurer que l’œil n’accroche pas sur des points focaux indésirables.

Vous devriez être capable de voir la structure (Classiquement : une branche ne cache pas une autre) .

Ce point est difficile à respecter avec des arbres Lingnan matures. Puisque beaucoup d’efforts ont été fournis afin de créer de belles branches, nous devrions être en mesure de voir chacune d’entre elles. Ceci est théorique.

Lorsque une branche se cache derrière un autre, essayez de choisir la meilleure des deux et couper l’autre. 

La profondeur est importante.

Les branches devraient croître dans toutes les directions à partir du tronc, comme avec les bonsaïs. Vers la gauche, la droite,  l’arrière ainsi que l’avant. Les branches provenant de la face de l’arbre et allant directement vers les spectateurs, si elles sont nécessaires, doivent être peu nombreuses et courtes.  Généralement, dans le bas de l’arbre, elles ne sont pas désirées, mais parfois elles ajoutent beaucoup de caractère. Les branches allant vers l’arrière de l’arbre aident à capter le regard afin qu’il ne se perde pas dans le vide. Elles ajoutent aussi beaucoup d’intrigue et de détails, j’adore les branches arrières!

Chaque branche, prise individuellement, devrait ressembler à un penjing.

Si je devais couper n’importe quelle branche et en faire une bouture, elle devrait ressembler à un penjing.

Un côté est dense et fort, l’autre est léger et plus espacé

Lorsque vous appréciez un penjing Lingnan, vous pourrez noter, très probablement, qu’un côté du penjing est plus “lourd” et dense visuellement que de l’autre. Ceci est comparable à l’effet du triangle que l’on recherche parfois chez les bonsaïs. Le côté le plus dense est généralement moins volumineux, et le côté moins dense est plus volumineux. Les arbres poussent naturellement comme ceci en nature à cause du vent ou du soleil.

Par exemple, le côté droit pourrait avoir moins de vides et être plus dense. Il sera aussi plus court. Le côté opposé occupera plus de volume,  mais sera plus délicat et «aéré» dû au plus grand nombre d’espaces vides. Du coup, l’arbre devient moins statique et plus dynamique.

Hūyìng (应)

Hūyìng est un mot mandarin. Il se traduit essentiellement à : écho, ou bien de travailler en concert.

Le huying peut faire partie de la conception, mais ce n’est pas une obligation. C’est comme si certains points focaux de la composition communiquaient entre eux, ou bien s’ils essayaient de se copier. Un bon exemple serait un penjing à tronc double, où les deux arbres se « font face ». Visualisez deux blondes aux cheveux longs qui courent ensemble le matin … en chandail rose Lululemon … assez semblable. Voilà le Hūyìng

Yìjìng (意境)

Yìjìng est un autre mot mandarin. Il est difficile à expliquer, un peu comme le Wabi-sabi, donc je vais utiliser des synonymes afin de vous expliquer ce que je comprends par rapport au Yìjìng: Conception artistique, le thème, l’humeur, le détail ou l’histoire artistique.

Par exemple, lorsque je créais des penjings à Shanghai, mon professeur me demandait: “Ma Xiu! Quel est le Yijing de ce penjing ?” J’ai répondu que c’était la lisière d’une forêt, avec un chemin menant à elle.  J’ai ensuite pointé une petite figurine assise sur un rocher, et je lui ai aussi expliqué que ce voyageur avait décidé d’arrêter sur un rocher afin de s’y reposer et boire un peu (beaucoup) de vin, alors qu’il regardait un champ de blé tout près de la forêt. C’était mon Yijing.

L’image que j’ai mise dans la galerie, représentant l’Yijing, a une histoire particulière. Je vous la raconterai une autre fois par contre …

Lingnan guidelines – Les lignes directrices de l’école Lingnan

Everyone who has practiced Bonsai or penjing on someone else’s treees knows that the first tree you start working on is hardly ever the masterpiece. You start with the trees in the back of the garden and work your way up if you show improvement.

The first trees I worked on were the “ugly” and neglected trees, luckily the “ugly ” trees in this type of nursery are still very beautiful penjing. And by the end of my stay, when I left for Yangzhou, I was pruning the back of the trees that QuYi Yuan was planning on showing at 2 famous shows, the Guangzhou Zhǎnlǎn and the B.C.I. 50th anniversary show in Yangzhou.

On the neglected trees, I practiced creating tertiary branching and ramification, whereas on the masterpieces I practiced refinement. I also had the chance to practice creating Lingnan penjing with some really good penjing creators.

Today, I will try and share some of the characteristics that the Lingnan masters strive for when they are working on their penjing. And next post, I will explain more on how they actually do this.

Please keep in mind that structure (the tree’s architecture) is very important and this is why they show trees defoliated.

  1. Only work on healthy trees.
  2. Taper and proportion are very important.
  3. Graphic ruptures make trees and branches exciting.
  4. Branches come out of the trunk at different heights.
  5. Branch pads are on different horizons.
  6. You should be able to see the structure (Classically one branch does not hide the next).
  7. Depth is important.
  8. One branch divides to two, not three.
  9. Each branch taken in itself should be able to look like a penjing.
  10. Echoing can be part of the design. This is called Hūyìng.
  11. The penjing must have Yìjìng (artistic conception)

I will go into depth with some of these characteristics in following posts.

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Tout le monde qui a déjà pratiqué l’art du Bonsai ou du penjing sur les arbres de quelqu’un d’autre sait que le premier arbre que vous commencez à travailler n’est presque jamais un chef-d’œuvre. On commence avec les arbres à l’arrière du jardin et lorsque l’on démontre une amélioration, on se fait confier un meilleur oeuvre.

Les premiers arbres sur lesquels j’ai travaillés était bel et bien des arbres négligés  ou “laids”. Heureusement, ces arbres étaient plus beaux que la majorité des arbres dans les collections d’amateurs. Quand je suis parti pour Yangzhou, je taillais le dos des arbres que Quyi Yuan avait l’intention de montrer à deux célèbres expositions, la Zhǎnlǎn de Guangzhou et l’exposition du 50e anniversaire de B.C.I. , à Yangzhou.

Sur les arbres négligés je pratiquais la création et la ramification tertiaire, alors que sur les chefs-d’œuvre, j’ai pratiqué du raffinement. J’ai également eu la chance de pratiquer la création de penjing Lingnan avec de très bons créateurs de penjing.

Aujourd’hui, je vais essayer de partager quelques-unes des caractéristiques que les maîtres Lingnan essaient de créer  à l’intérieur de ​​leurs œuvres. Et dans le prochain affichage, je vais vous expliquer comment ils s’y prennent.

S’il vous plaît, gardez à l’esprit que la structure, soit l’architecture de l’arbre, est très importante et c’est pourquoi ils montrent des penjing défoliés.

  1. Seul le travail sur les arbres sains est permis.
  2. La conicité et la proportion sont très importantes.
  3. Les ruptures graphiques font des arbres et des branches excitantes.
  4. Les branches sortent du tronc à des hauteurs différentes.
  5. Les paliers de branches sont sur ​​différents horizons .
  6. Vous devriez être capable de voir la structure (classiquement une branche ne cache pas l’autre) .
  7. La profondeur est importante.
  8. Une branche se divise en deux autres, et non en trois .
  9. Chaque branche en tant que telle devrait être en mesure de ressembler à un penjing.
  10. Le concept de l’écho peut faire partie de la conception . C’est ce qu’on appelle Hūyìng.
  11. Le penjing doit avoir du Yìjìng (conception artistique).

Je vais détailler certains de ces points dans le prochains affichage.

Lingnan penjing school – Le style de l’école Lingnan

When I was in Montreal, with my supervisors at the MBG, it was a unanimus thought that, if I went to China to study Penjing I should go study typical penjing schools. Thus we asked M. Hu Yun Hua, from Shanghai, if he could help me learn more on the Lingnan style. M. Hu suggested an apprenticeship with M.Ng Shing Fat. Today, I will pass on a bit of what I understood to be Lingnan culture.

What is the Lingnan penjing school?

Here is wikipedia’s version of the word Lingnan:

“Lingnan (simplified Chinese: 岭南; traditional Chinese: 嶺南; pinyin: Lǐngnán) is a geographic area referring to lands in the south of China‘s “Five Ranges” which are Tayu, Qitian, Dupang, Mengzhu, Yuecheng. The region covers the Guangdong, Guangxi, Hunan and Jiangxi provinces of modern China and northern Vietnam.”

So Lingnan is a region of southern china…  the Lingnan school is also sometimes referred to “the south of the mountain range penjing school”.What else is it called? “The grow and clip method”.

When I apprenticed at Qu Yi yuan, I mainly studied horticulture, pruning technique and the basic cultural philosophy around this school. Here are some famous quotes that characterize Lingnan penjing:

  • “Each branch, if you take it in itself, could be a penjing”.
  • “Lingnan penjing comes from nature yet surpasses it”, or “The Lingnan style looks very natural”.
  • “The view is behind the appearance (the penjing is suggesting something way bigger)”.

The Lingnan school is also one of the Chinese schools that focus on the Literati style, (Wén rèn shū for penjing or Bunjin-gi when your are talking about bonsai) after all it derived from old Chinese paintings and literati philosophies. I decided to add some painting pics from the internet to further show the resemblance between old song dynasty landscape paintings and Lingnan penjing.

So today, we covered the basic philosophy behind this school and the next post will feature some basic esthetic principles.

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Lorsque  j’étais à Montréal, avec les responsables du JBDM, si j’allais en Chine pour étudier le penjing, nous étions tous d’accord que je devais étudier les écoles typiques de la Chine. Nous devions développer une expertise sur ces styles un peu plus méconnus. Ainsi, nous avons demandé à M. Hu Yun Hua , de Shanghai , s’il pouvait m’en apprendre plus sur le style Lingnan. M. Hu a donc suggéré que je sois l’apprentie de M. Ng Shing Fat . Aujourd’hui, je vais transmettre un peu de ce que j’ai pu comprendre sur la culture Lingnan.

Qu’est-ce que l’école de penjing Lingnan?

Voici une version (traduite) de wikipedia par rapport au mot Lingnan :

” Lingnan ( chinois simplifié: 岭南; chinois traditionnel: 岭南; pinyin: Lǐngnán ) est une zone géographique faisant référence aux terres dans le sud de la Chine” Cinq chaine de montagnes ” qui sont Tayu , Qitian , Dupang , Mengzhu , Yuecheng . La région couvre les provinces du Guangdong , du Guangxi , du Hunan et du Jiangxi de la Chine moderne et le nord du Vietnam ” .

Donc Lingnan est une région du sud de la Chine, mais encore. Le style Lingnan est aussi nommé le style “Laissez croître et taillez”.

Lors de mon apprentissage à Qu Yi yuan, j’ai surtout étudié l’horticulture, la technique de taille et la philosophie de base entourant cette école . Voici quelques citations célèbres qui caractérisent l’école de penjing Lingnan:

  • “Chaque branche , si vous la prenez seule, pourrait être un penjing ” .
  • “L’inspiration des penjings Lingnan  vient de la nature, mais la surpasse “, ou bien, “Le style Lingnan semble très naturel”.
  • “La vue est derrière l’apparence (le penjing suggère quelque chose de bien plus grand)”.

L’école Lingnan est également l’une des écoles chinoises qui maîtrise le style du Lettré (Wen rèn shū). Après tout, ce style est dérivés des vieilles peintures chinoises et des philosophies des grands lettrés . J’ai décidé d’ajouter quelques photos de peinture, tirées du net, pour montrer la ressemblance entre les anciens tableaux de la dynastie de Song  et les penjings du style Lingnan.

Aujourd’hui, nous avons couvert un peu la philosophie de base derrière cette école donc le prochain affichage présentera quelques principes esthétiques.

Quyi yuan penjing 033

Wén rèn shū or literati tree (Bougainvillea glabre). It looks a little like the tree in the following painting – Arbre lettré ou Wén rèn shū (Bougainvillea glabre). Il ressemble un peu à l’arbre dans la prochaine photo

ListeningQinListening to the Qin by Emperor Sung Huizong

Quyi yuan penjing 052

Celtis occidentalis with typical Lingnan ramification – Celtis occidentalis avec une ramification typique

Compare with the trees in the following picture – Comparez aux arbres de la prochaine photo

Early spring

Guo Xi (ca. 1020-1090), Early Spring, dated 1072

Tracy garden pics with carrousel – Photo du Jardin de Tracy avec carrousel

So… I decided to finally do the jump into 21st century blogging with a carrousel app. Here is the result.

For everyone’s pleasure I’ve added some pictures from Qu Yi Yuan/Tracy garden. Some are typically from the Lingnan school, like the Celtis and literati pics. Some are actually imported from Taiwan and other parts of China so that people can study other styles.

Please enjoy!

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J’ai donc décidé d’enfin faire le saut dans le 21e siècle face à mon blog en utilisant une application de photo style carrousel. Voici le résultat.

Pour le plaisir de tous, j’ai ajouté quelques photos de Qu Yi Yuan / Tracy jardin. Certains sont typiquement de l’école Lingnan comme le Celtis et les photos de penjing lettrés. Certains sont effectivement importés de Taiwan ou de d’autres parties de la Chine afin que les gens peuvent étudier d’autres styles et écoles.

Merci de visitez!

Qu Yi Garden (趣怡园 aka Tracy Penjing Gallery) — Le Jardin de Qu Yi

After my side trip to Hainan , I went to Shenzhen where I would work and live for another part of my trip. I spent from January 14th  to March 4th at one of China’s finest penjing collections.

The penjing collection is called Qu Yi Yuan, but it is also known as Tracy penjing gallery. It really is a fantastic place. The owner goes by a lot of names. To begin, Ng Shing Fat, secondly would be Wu Cheng-Fa and lastly it’s Ricky Wu. So …Mr. Wu is a fine art collector who dedicates much of his time and wealth on promoting the art of chinese penjing in China, but also to the world. It is not uncommon to see him climbed up on one of his penjing benches, cutting away on some trees that are in need of taming.

Tracy garden is home to more then 2000 penjing (I’m thinking more like 3000), a huge collection of antique pots, Koi and a lot of scholar stones.

Shenzhen is a city where penjing artists practice the clip and grow method or as they call it in China, the Lingnan style.

Lets just say that I cut a lot of Celtis and Ulmus.

I apologise, I have been extremely busy these days, so I promise I will post more soon. But for today, this is it.

Enjoy the teaser pictures.

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Après mon voyage à Hainan je suis allé à Shenzhen, où j’ai habité et travaillé durant une partie de mon séjour. J’y étais du 14 janvier au 4 mars, dans une des plus belles collections de penjings de Chine.

La collection de penjings est appelée Qu Yi Yuan, mais elle est également connue sous le nom de  Tracy penjing gallery ou bien le Jardin de Tracy. C’est  un endroit vraiment fantastique. Le propriétaire est connu sous plusieurs noms. Le premier est Ng Shing Fat, le deuxième serait Wu Cheng -Fa et un autre serait Ricky Wu. M. Wu Cheng -Fa est un collectionneur d’art qui a consacré beaucoup de son temps et de sa richesse sur la promotion de l’art du penjing chinois en Chine, mais aussi dans le monde entier.

Le Jardin de Tracy abrite plus de 2000 penjings (je pense qu’ils frôleraient le 3000), une énorme collection de pots antiques. des Kois et beaucoup de pierres de visionnement.

Shenzhen est une ville où les artistes de penjing pratiquent la méthode de taille, pour ensuite  laisser croître, ou comme ils l’appellent en Chine,  le style Lingnan.

Disons simplement que j’ai taillé beaucoup de Celtis et d’Ulmus.

J’aimerais m’excuser pour mon abscence récente, j’étais très occupé ces jours-ci donc je promets de recommencer à poster plus souvent. Mais pour le moment c’est tout.

Profitez des images qui ne sont qu’un aperçu de cette collection enchantante.

IMG_1362

M. Wu Cheng-Fa teaching me – Le propriétaire qui m’enseigne.

Quyi yuan 003

My humble apartments in the garden … going to work was never so easy – Mon appartement à l’intérieur du Jardin … aller à l’ouvrage n’a jamais été aussi facile.

Quyi yuan 005

Qu Yi Yuan

Quyi yuan 007

Qu Yi Yuan with big penjing – Avec de gros Penjings

Quyi yuan 022

Qu Yi Yuan

Quyi yuan 010

A view from the Garden with a beautiful Lagerstroemia – Une vue splendide du Jardin et un beau Lagerstroemia

Quyi yuan 014

Another beautiful vue – Une autre belle vue

Quyi yuan 015

Real Chinese fondu – De la vraie fondue chinoise

Quyi yuan 030

Taiwanese burl ?- Une loupe Taiwanaise?

Pots 005

About a sixth of the antique pot collection – Environ le sixième de la collection de pots antiques

Quyi yuan penjing 052

Lingnan and the moon – Le style Lingnan et la lune

Quyi yuan penjing 061

Celtis sinensis

Quyi yuan penjing 062

A glimps of heaven – Un apperçu du paradis

M. Liu Chuangang & Flower World

This is the story of my visit to Hainan, where I met M. Liu Chaungang for the first time. When I flew to Haikou, I also traveled alone in China for the first time… I was a little nervous.

My friend Bridget secured the tickets for me but she was off to her mother’s for the weekend.  Today, I will write about the fun time I had going there… I had to get up early that day and so it started…

  • It took about 45 minutes to get a receipt… the clerk was asking me for a piece of paper they didn’t even need and could not understand and eventually I found it.
  • By looking for the piece of paper the hotel was asking me for, I lost the one with my flight number.
  • Gladly enough I remember the terminal’s number my friend and guardian angel, Bridget, gave me. Sadly she had given me the wrong terminal (I actually looked at the email afterwards…). So I finally get to the right terminal and I am told I am too late to board the flight.
  • I go outside to grab a taxi (to get back to the first terminal, where there is another flight to the same destination) and a taxi driver tries to screw me over and asks for 100 Yuan (about 18$ Canadian) for a 2 minutes drive that should cost 10 Yuan.
  • So I had to find another taxi with an honest driver who then takes me to T1, I finally buy a ticket, get on the flight, loose a scarf and arrive in Haikou with only 30 minutes delay.

So when I arrive my guardian angel is there with our host M. Liu Changang. I told them the story I had just lived and they were impressed that I was able to manage, in a foreign language, to make it on time. And then, like all good trips in China start, we go eat and drink. We also visited a … sex museum…

Other then eating and drinking in Haikou, I met one of the dynamic style Penjing Masters.  Liu Changang

M. Liu studied with the father of the Dynamic style, He Gansun, from Hebei. M. Liu is also good at water and land penjing and the beautiful Shan Shui penjing. Other then that, he is funny and a very accomplished calligrapher.

Here are some pictures from Haikou and M. Liu Chuangang’s flower world garden company.

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Ceci est l’histoire de ma visite au Hainan, où j’ai rencontré M. Liu Chaungang pour la première fois. Quand j’ai pris l’avion pour Haikou, j’ai voyagé seul en Chine pour la première fois … J’étais un peu nerveux.

Mon amie Bridget a obtenu mes billets, mais elle ne voyagait pas avec moi, car elle était chez sa mère pour le week-end. Aujourd’hui, je vous raconte le périple de ce voyage. Je devais me lever très tôt ce jour-là…

• Après un réveil très tôt, il a fallu environ 45 minutes pour obtenir un reçu … le concierge m’a demandé pour un morceau de papier, lequel ils n’avaient même pas besoin et je ne pouvais pas comprendre. Je l’ai finalement trouvé.

• En cherchant pour le morceau de papier que l’hôtel me demandait, j’ai perdu celui avec mon numéro de vol.

• Heureusement, je me souvenais du numéro de terminal que mon amie et ange gardien, Bridget, m’avait donné. Malheureusement, elle m’avait donné le mauvais terminal (en effet, j’ai regardé dans mes emails après …). Donc, j’arrive enfin au bon terminal et on me dit que je suis trop tard pour embarquer sur le vol initial.

• Je retourne dehors pour prendre un taxi (pour revenir au premier terminal, où il y avait un autre vol vers la même destination) et un chauffeur de taxi essaie de profiter du fait que j’ai l’air de ne pas savoir où je vais et demande 100 yuans (environ 18 dollars canadiens) pour un 2 minutes qui devrait coûter en effet 10 Yuans.

• Je dois donc trouver un autre taxi avec un chauffeur honnête qui me conduit ensuite au Terminal 1, j’ai ensuite acheté un billet et j’ai finalement abouti à bord de l’avion. Je suis  à arriver à Haikou avec seulement 30 minutes de retard.

Donc, quand j’arrive mon ange gardien est là avec notre hôte M. Liu Chuangang. Je leur ai raconté l’histoire et ils étaient tous deux très impressionnés que j’ai été capable de gérer, dans une langue étrangère, une situation comme celle-là et en plus d’être capable d’arriver à temps. Ensuite, comme tout bon voyage en Chine, nous avons débuté en allant manger et boire. Nous avons également visité… un musée du sexe …

Autre que boire et manger à Haikou, j’ai rencontré l’un des maîtres de Penjing du style dynamique : Liu Changang

M. Liu a étudié avec le “père” du style dynamique, He Gansun de Hebei. M. Liu est également talentueux avec les paysages d’eau et de terre et les penjings Shan Shui. Il est aussi très drôle et un calligraphe très accompli.

Voici quelques images de Haikou, de Flower World (le commerce de M. Liu Chuangang) et quelques-uns de ces penjings.

Sign at the sex museum - Affiche au musé du sex

Sign at the sex museum – Affiche au musée du sexe

Sculpture at the sex museum - Sculpture au musé du sex

Sculpture at the sex museum – Sculpture au musée du sexe

Poilaniella fragilis penjing

Poilaniella fragilis penjing

 Windswept Poilaniella fragilis penjing - Battu par le vent

Windswept Poilaniella fragilis penjing – Battu par le vent

 Ramification detail - Ramure

Ramification detail – Ramure

Shuihan penjing,   poilaniella fragilis

Shuihan penjing, poilaniella fragilis

Windswept ramification detail - Ramure d'un arbre battu par le vent

Windswept ramification detail – Ramure d’un arbre battu par le vent

Poilaniella fragilis penjing

Poilaniella fragilis penjing

Shuihan fengchui penjing with poillaniella fragilis

Shuihan fengchui penjing with poillaniella fragilis

M. Liu-haikou 061

Windswept penjing ramification detail – Detail de la ramure d’un arbre battu par le vent

Chinese Shǎng shí

Chinese Shǎng shí

Mini windswept penjing

Mini windswept penjing

Beautiful Shuihan penjing - Très beau Shuihan penjing

Beautiful Shuihan penjing – Très beau Shuihan penjing

Fraxinus huppehensis

Fraxinus huppehensis

M. Liu-haikou 125 M. Liu-haikou 132

Beautiful deadwood - Beau bois mort

Beautiful deadwood – Beau bois mort

Technic to help heal scars - Technique afin d'aider la cicatrisation

Technic to help heal scars – Technique afin d’aider la cicatrisation

A Flower World penjing - Un penjing  dans un magasin  de Flower World

A Flower World penjing – Un penjing dans un magasin de Flower World

Un penjing battu par le vent dans un magasin  de Flower World

A windswept penjing in a Flower World Shop – Un penjing battu par le vent dans un magasin de Flower World

Gongshi in a Flower World shop - Gonshi dans un magasin de Flower World

Shang shi in a Flower World shop – Shang shi dans un magasin de Flower World

M. Liu's demo before - Avant la demo de M. Liu

M. Liu’s demo before – Avant la demo de M. Liu

First step is defoiliation - Première étape, la défoliation

First step is defoiliation – Première étape, la défoliation

M. Liu is chosing witch branch to keep or witch to cut - M. Liu choisi les branches qu'il veut garder ou racourcir

M. Liu is choosing witch branch to keep and witch to cut – M. Liu choisi les branches qu’il veut garder, raccourcir ou éliminer

After pruning, the tree is now ready for wiring- après une taille, l'arbre est près pour une ligature

After pruning, the tree is now ready for wiring- Après une taille, l’arbre est près pour une ligature

Final product - Produit final

Final product – Produit final

The small tree he offered me to practice on - Le petit arbre qu'il m'a laissé pratiquer avec.

The small tree he offered me to practice on – Le petit arbre qu’il m’a laissé pratiquer avec.

After styling - Après une ligature

After styling – Après une ligature

Something different – Quelque chose de différent

In the near future, I will be taking a big exam, one that will let me work full time or not at the botanical garden here in Montreal. So these days, I am trying to concentrate on studying. So posts these days will be short and sweet.

These are a couple more pictures I took in Suzhou. These demonstrate the style of Fan Shunli. He studied song dynasty paintings and tries to emulate this in his penjing.  This post compliments the post I did on the subject of Sui Yuan

Enjoy!

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Dans un avenir près, je ferai une série  d’examens, qui vont me permettre ou non de travailler à  temps plein au jardin botanique de Montréal.  Donc, en ce moment, je me concentre à l’étude.  Les prochains affichages seront donc simples et courts.

Il s’agit de quelques photos de plus que j’ai prises à Suzhou, qui  démontrent le style de Fan Shunli. Cet homme a étudié le style de peintures de la dynastie Song et essaie d’émuler cela dans ses penjings. Cet affichage complémente l’avant dernier sur le sujet de Sui Yuan

Amusez-vous!

Suzhou 494

Juniperus penjing

Suzhou 505

Fan Shunli’s style of wirring, nothing is too straight  – Le style de Fan Shunli, rien n’est trop droit

Suzhou 539

Fan Shunli’s style – Le style de Fan Shunli

Suzhou 546

Fan Shunli’s style – Le style de Fan Shunli

Suzhou 547

The inspiration for Fan Shunli’s style – L’inspiration du style de Fan Shunli

Suzhou 615

Approche grafting of Juniperus penjing – Greffe par approche de penjing de Juniperus

Suzhou 616

Grafting a whole plant increases your chances of successful grafts – Greffer un plantule encore enraciné augmente ses chances de réussite

Suzhou 655

Acer buergerianum 

Suzhou 657

Acer buergerianum 

Suzhou 671

The nursery – La pépinière

Suzhou 688

Crataegus penjing

Suzhou 690

Ulmus parviflora

Suzhou 691

Ulmus parviflora

Suzhou 697

Sacrifice branches to thicken the chosen branches, increases anatomical balance   – Des branches sacrifices qui permettent au branches  choisies d’avoir un meilleur ballant anatomique

Suzhou 710

Ceramic housing fertilizer so the critters don’t run off with it – Contenant de céramique aidant à protéger les engrais biologique contre les animaux

Pinus parviflora fall work — Shanghai — Travail d’automne des Pinus parviflora

When we started working on the Pinus parviflora, I noticed we skipped some, so I asked my master why. The answer was simple; white pines tend to shed needles in early autumn. The ones we skipped did not have enough yellow needles yet. So what is important is the physiological state the tree is in… read the tree! Yellow needles = the tree doesn’t need these old needles.

I’ve also heard of Japanese pine producers, in Takamatsu, actually cutting needles in summer when the pine tree is in an apparent dormancy state. This actually might be more beneficial, since I believe this is when trees start creating budd for next year.

I’ve also heard of people cutting old needles in fall, and some other experts seem to do it in spring right before they wire and repot the tree.

I read an article about Kimura saying he cuts 2 of the 5 needles out of a cluster, where the tree might be too dense or strong…

Micheal Hagedorn has written a nice post on his blog about Pinus parviflora fall work, it reminds me a lot of what they tought me in Shanghai, you can find his post here.

So… We know there are multiple ways of working trees, this is one I learnt in Shanghai.

Basically, when a pine tree is shedding old needles, it’s because the energy it takes to keep them alive is actually more than what they generate. These needles end up blocking sunlight from getting inside the canopy, they create areas where needles are dense, so everything behind tends to die off.

Now, the techniques I am sharing are good for trees in the refinement stage. This reminds me a lot of what we would do before a wiring session.

  • Touch the foliage lightly to get rid of the yellowing needles.
  • Cut anything that is jumping out of the pads and silhouette. Do this by cutting back to the next bud (needles must be present) or to the next branch if there are no buds.
  • There is an exception. If there is an indent or crater in your pad, where the branches are lower or if your branch is weak, do not cut the longer outstretching branches, but the weaker ones inside the pad. You cut these if, and only if, this area is  too dense.
  • Thin out the areas that are too dense, promoting ramifications with 2 branches. Too dense would be when you cannot see through the canopy.
  • Dead branches and branches that don’t add any value to the esthetics would be cut as well.
  • Redefine the foliage pads. This adds detail to penjing and helps create momentum.

Here are a couple of pictures explaining this theory.

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Lorsque nous avons commencé à travailler sur le Pinus parviflora, j’ai remarqué que nous avions sauté certains arbres, j’ai alors demandé à mon maître pourquoi. La réponse était simple; les pins blancs ont tendance à se départir de certaines vieilles aiguilles tôt en automne. Ceux que nous avions sautés n’avaient pas encore assez d’aiguilles jaunes. Donc, j’ai compris que ce qui est important, c’est l’état physiologique de l’arbre… Lire l’arbre! Aiguilles jaunes = l’arbre n’a pas besoin de ces vieilles aiguilles.

J’ai aussi entendu dire que des producteurs de pins blanc japonais, à Takamatsu, coupaient les aiguilles en été, lorsque le pin est dans un état de dormance apparente. Je crois que cela pourrait être plus bénéfique, car c’est lorsque les arbres commencent à ramasser des réserves et créer des bourgeons pour l’année suivante.

J’ai aussi entendu dire que certaines personnes coupent les vieilles aiguilles à l’automne, et quelques autres experts semblent le faire au printemps, juste avant la ligature ou le rempotage des arbres.

Aussi, un article portant sur Kimura explique qu’il coupe 2 des 5 aiguilles sur un fascicule ,là où le feuillage est peut-être trop dense ou trop fort …

Micheal Hagedorn, de Crataegus Bonsaï, a aussi écrit un article sur le travail des Pinus parviflora à l’automne. Vous pouvez le consulter ici. Ce qu’il explique ressemble un peu à ce que les gens de Shanghai m’ont appris.

Finalement… il y a plusieurs manière de tout faire! En voici une, ce que j’ai appris à Shanghai.

Fondamentalement, quand un pin perd ses vieilles aiguilles, c’est parce que l’énergie qu’il faut pour les garder en vie est en fait plus grande que l’énergie créer par ces mêmes aiguilles. Si ces aiguilles mortes restent en place, elles finissent par empêcher la lumière du soleil de pénétrer à l’intérieur de la canopée. Parfois, les aiguilles sont si denses que tout ce qui n’est pas à l’extérieur de la canopée meurt.

Maintenant, les techniques que je vais partager sont le précurseur à la ligature. Parfois, si tout est bien fait, il suffit d’haubaner quelques branches et la ligature peut être reportée à l’an prochain.

  • Touchez le feuillage légèrement pour vous débarrasser des aiguilles jaunies.
  • Coupez tout ce qui déborde des plateaux ou de la silhouette. Pour ce faire, on coupe au prochain bourgeon avec des aiguilles  (sinon la branche fait du retrait de sève jusqu’au prochaines aiguilles) ou bien à la branche suivante s’il n’y a pas bourgeons.
  • Cependant, il y a une exception. S’il y a une dépression dans votre plateau, où les branches sont plus courtes ou si votre branche est faible, il importe de ne pas couper les branches les plus longues, mais plutôt les plus faibles, à l’intérieur du plateau. Vous coupez ces branches intérieures si, et seulement si, cette zone est trop dense.
  • Éclaircissez les zones qui sont trop denses, en gardant des ramifications de 2 branches. Trop dense serait quand vous ne pouvez pas voir à travers la canopée.
  • Les branches mortes et qui n’ajoutent aucune valeur à l’esthétique seraient réduites aussi.
  • Redéfinissez les plateaux de feuillage. Cela ajoute des détails aux penjings et contribue à créer des vides et du mouvement.

Voici quelques photos qui expliquent cette théorie.

Shanghai ep 306

Pinus parviflora in fall. Notice the old needles dying, it is time to clean it up and let the sun shine — Pinus parviflora à l’automne, remarquez les aiguilles morte. Il est temps de nettoyer et de laisser le soleil pénétrer la ramure.

Shanghai ep 225

Pinus parviflora, before pruning. This pad is too dense — Pinus parviflora avant la taille. Ce plateau est trop dense

Shanghai ep 226

After pruning — Après la taille

Shanghai ep 235

Before pad redefining — Avant la redéfinition des plateaux

Shanghai ep 236

After pad redefining — Après la redéfinition des plateaux

Shanghai ep 231

Before work, branches are sticking out of the pads — Avant le travail, certaines branches débordent du plateau.

Shanghai ep 240

After pruning–Après la taille

Small pinus parviflora Penjing before

Before work — Avant le travail

Small pinus parviflora Penjing after

After cleaning, pruning and defining… it is now ready for some wireing — Après un nettoyage, une taille et une redéfinition des plateaux… ce pin est près à être ligaturé.