Shu ya, bonsai maintenance – Le Shu ya, une technique d’entretien pour les bonsaïs

The Lingnan School is a patient school, they often work long years to build a trunk line and branch line that pleases the eye. When penjing or bonsai reach a certain maturity, they are very compact and branching is abundant. Shu ya is a technique that is used for trees like these, old and well branched, but also for training young trees.

In winter, when deciduous trees are dormant, we take the opportunity to prune some coarse branches to promote compactness, but with pleasing proportions (a good taper). We take the time to choose the best branches. In the Lingnan school, a tree’s architecture is very important and this is why the artists of this school practice Shu ya.

If we translate Shu ya, it means: prune and bud (or shoot). So the technique is to cut young unwanted shoots, and to keep wanted branches that were kept during the winter pruning, but also the next set of shoots that are well placed. For example, shoots located in the crotch of existing branches get cut. Another example would be to cut excess branches where there are more then two, by keeping the two best-placed shoots.

In other words, the artist chooses what shoots will live and what shoots are removed rather then letting hazard (lack of sun) kill inner shoots that were desirable.

This will promote the entry of sunlight all the way to the branches located inside the canopy, which will then strengthen them.  What should be left are selected branches from the winter pruning and branches selected for the future. These future branches include: those located at the tips of the branches (the latest fine ramification), but also back buds and interior shoots or branches that are the future of the tree.

Shu ya practiced on young trees prevents scarring and the wasting of energy on unnecessary branches. But… the energy wasted on unnecessary branches can also help to reduce the length of internodes of useful branches … so this statement is said with reserve.

If Shu ya is not practiced on mature trees, the tree emits lots of shoots and the canopy fills out quickly thus making the interior shoots lack necessary sun. When your tree is very mature, pruning the traditional way (cutting back to one set of leafs on deciduous with a opposite leaf growth, or to 2-3 leafs on deciduous with an alternate growth pattern) is sometimes not enough and sunlight still cannot penetrate to those wanted interior branches. Those interior shoots and back buds then die and the silhouette of your tree gets bigger and bigger because, when winter comes again, you have nothing to cut back to. Those interior shoots and branches are important. Thanks to them, we can prune trees in winter thus keeping the trees compact and with good proportions, which makes them visually pleasing.

I noticed that Shu ya is especially necessary with alternate leafed species. This technique, performed on species such as Celtis sinensis and Sageretia thea, helps avoid dieback and also helps to increase fine ramification on trees that are known to be difficult to ramify in a sustainable manner.

Other similar techniques are Susoba, leaf cutting, partial leaf defoliation and full leaf defoliation; these are similar in the sense that they also allow the sun to penetrate deeper in the canopy, which in turn promotes health in branches that are usually too shaded. The best time to practice these techniques is when leafs start to harden off and when you notice that your trees are starting to look very shady in the inside of the canopy. Of course, Shu ya can be done as early as bud break.

Before going to China, I looked at a lot of information broadcasted by a talented young American, Bjorn Bjorholm. This is when I learnt about Susoba. He works in a bonsai nursery in Japan since 2008. He wrote many interesting articles, particularly for International Bonsai magazine, but he is best known for his superb web channel on youtube which includes videos of give or take 10 m., filmed in high definition and even more importantly is the quality of content regarding all aspects connected to the art of bonsai. You can see what Susoba is by clicking on the word Susoba and viewing the video at about 7m 25s.

I noticed that this technique is especially useful in Rosaceae, such as crabapple and quince.

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L’école du Lingnan est une école “patiente”. Souvent, ils y travaillent durant des années pour fabriquer une ligne de tronc et des branches qui plaisent à l’œil. Lorsqu’un bonsaï ou un penjing atteint une certaine maturité, la ramure est compacte et très ramifiée. Le Shu ya est une technique utilisée pour des arbres comme ceux-ci, vieux et bien ramifiés, mais aussi pour de jeunes arbres en formation.

En hiver, lorsque les feuillus sont en dormance, on en profite pour élaguer certaines branches grossières afin de promouvoir une forme compacte, mais avec des proportions plaisantes (une bonne conicité). On prend le temps de choisir les meilleures branches. Dans l’école Lingnan, l’architecture de l’arbre est très importante, et c’est pour ça que les artistes de cette école pratiquent le Shu ya.

Si l’on traduit Shu ya, je crois que cela signifie: taille et bourgeons (ou jeunes pousses). Donc, la technique consiste à couper les jeunes pousses indésirables afin de garder les pousses choisies durant l’hiver et les prochaines pousses qui sont aux bons endroits. Par exemple, on taille les pousses situées à l’aisselle d’une ramification existante. On taille aussi, là où il y a plus de deux branches, en gardant les deux le mieux situées.

Autrement dit, l’artiste choisi quelles pousses vont vivre et quelles pousses sont éliminés. L’arbre aurait fait ceci lui-même, par contre, en le faisant soit-même, nous avons plus le contrôle sur quelles branches mourront et lesquelles seront intégrées au design de l’arbre.

Cette technique aura comme effet de promouvoir l’entrée de lumière à l’intérieur de la ramure et de renforcir les branches restantes, soit les branches choisies à l’hiver et les pousses nouvellement choisies pour le futur. Celles-ci inclues: celles situées à la pointe et à l’intérieur de la ramure, c’est-à-dire les futures branches.

Le Shu ya, pratiqué sur de jeunes arbres, évite les cicatrices et le gaspillage d’énergie lors de la croissance de branches inutiles. Par contre, cet énoncé est dit sous toute réserve puisque le gaspillage d’énergie lors croissance de branches inutiles peut aussi contribuer à réduire la longueur des entrenœuds des branches utiles…

Au printemps (mais aussi plus tard dans la saison après la première ou deuxième taille), l’arbre émet plein de pousses et la ramure se remplie vite, c’est à ce moment que l’on ne pratique pas le Shu ya sur les arbres matures. Si l’on taille seulement en rabattant de manière traditionnelle (soit à une paire de feuilles sur les arbres à phyllotaxie opposée ou à 2-3 feuilles sur les arbres à phyllotaxie à feuilles alternes) il n’y a parfois pas encore assez de soleil qui atteint la ramure pour aller fournir les feuilles intérieurs avec une lumière si nécessaire. Ensuite, certaines pousses (et bourgeons adventifs) à l’intérieurs de la ramure meurent et ceci est contre productif, car ils sont la relève. Ils sont très importants, car grâce à ceux-ci, nous pouvons élaguer les arbres en hiver afin de garder l’arbre compact, avec de bonnes proportions et visuellement plaisant.

J’ai remarqué que le Shu ya est surtout nécessaire chez les arbres à phyllotaxie alterne. Cette technique, pratiquée sur les espèces comme le Celtis sinensis et le Sageretia thea, aide aussi à éviter le retrait de sève et contribue à augmenter la ramification sur des arbres qui sont connus pour être difficiles à faire ramifier de manière durable.

D’autres techniques similaires sont: le Susoba, la taille de feuilles, la défoliation partielle et la défoliation complète, qui elles aussi, permettent l’entrée du soleil et de lumière afin de renforcir les endroits faibles qui nécessitent plus d’énergie. Le meilleur moment pour pratiquer ces techniques est lorsque les jeunes pousses commencent à se lignifier ou lorsque vous remarquez que l’intérieur de vos arbres commence à être trop ombragé ou sombre. Bien sûr, le Shu ya peut aussi être pratiqué dès le débourrement.

Avant d’aller en Chine, je consultais énormemant d’information diffusé par un jeune américain talentueux, Bjorn Bjorholm. C’est à ce moment que j’ai appris la technique du Susoba. Il travaille dans une pépinière de bonsaïs au Japon depuis 2008. Il écrit beaucoup d’articles intéressants, notamment pour le magazine Bonsai International, mais il est surtout connu pour sa chaîne web sur youtube qui comporte des videos de plus ou moins 10 minutes et filmés en haute définition. Mais, ce qui est encore plus important est la qualité d’information diffuse par rapport à l’art du bonsaï. Vous pouvez voir qu’est le Susoba en cliquant sur le mot Susoba et en visionnant la video à 7m 25s.

J’ai remarqué que cette technique est utile surtout chez les Rosaceae. Comme les pommetiers et les cognassiers. 

Before Shu ya. the branche is cluttered - Avant le Shu ya, la branche est congestionnée

Before Shu ya. the branche is cluttered – Avant le Shu ya, la branche est congestionnée

Shu ya 004

After Shu ya, the tree is less congested and light can get to the inner buds and branches – Après le Shu ya la branche est moions congestionée et le soleil peut allimenter les branches internes avec une lumière nécessaire.

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